Le maire s'exprime sur une théorie controversée

Le vendredi 30 octobre, le maire de Trappes, Ali Rabeh, a évoqué pendant neuf minutes sur France Inter la théorie du « grand remplacement », en soulignant ce que certains perçoivent comme le déclin de la gauche. L'article « Quand la gauche déserte en rase campagne… » a d'abord paru dans Causeur.

La polémique autour de l'étiquette de Trappes

Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), a été prié de cesser de qualifier Trappes de « mini-république islamique ». Le maire, qui a quitté la commune quelques heures après une fusillade raciste qui a plongé la communauté dans le deuil, a introduit dans le débat public le terme contesté d'« islamophobie », ainsi que l'idée d'interdire la discussion sur les vagues de migration.

La critique de la théorie par Rabeh

Rabeh a critiqué la théorie du « grand remplacement », qu'il a décrite comme étant diffusée à l'antenne de manière répétée, et a affirmé qu'elle est portée par des esprits fragiles ou malades, convaincus de mener une croisade pour défendre une vision malade de la France. Il a suggéré que les adhérents de cette théorie devraient être rendus hors-la-loi. Il n'a toutefois pas dit si la théorie relève du ressenti ou d'un phénomène réel, comme l'acceptation de l'excision ou l'absence de communautés juives dans certaines zones.

Un rassemblement contre le racisme et l'islamophobie

Une semaine après l'attaque raciste qui a tué Pengo Bossio Wangi et blessé sept autres personnes, un rassemblement contre le racisme et l'« islamophobie » s'est tenu à Trappes, réunissant plus de 10 000 personnes. Des personnalités de gauche, comme Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure et Raphaël Glucksmann, y ont participé.

Réactions politiques et mises en garde

Rabeh a été le seul élu à prendre la parole, mettant en garde contre un vote en faveur de Marine Le Pen. Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, a relevé que le racisme existait, mais qu'il n'était pas évoqué pendant son enfance. Ségolène Royal a averti d'un possible basculement majeur et appelé à un « cordon sanitaire ». Jordan Bardella a répondu sur X (anciennement Twitter) que la gauche semble vouloir criminaliser les sentiments d'au moins 60 % des Français, qui observent une « profonde transformation démographique ».

Trappes et l'État islamique

Selon une enquête du Monde publiée le 13 mars 2020, 67 habitants de Trappes ont rejoint l'État islamique (Daech) en Irak et en Syrie entre 2014 et 2016.