Après une opération ou un traitement hormonal jugé efficace, certaines femmes continuent de souffrir de douleurs pelviennes sévères. Même si les examens d’imagerie apparaissent normaux et que les chirurgiens affirment avoir retiré tous les tissus visibles, la douleur peut persister, perturbant le travail, le sommeil et l’intimité. Cette situation est vécue par de nombreuses femmes atteintes d’endométriose, une maladie qui touche environ une femme sur dix en âge de procréer. Selon les docteurs Dharani Hapangama, Alison Maclean et Katie Jones, dans The Conversation, cette douleur persistante pourrait s’expliquer par des lésions résiduelles ou récidivantes d’endométriose, d’autres affections comme l’adénomyose, ou encore des modifications durables du système nerveux. Une étude portant sur 1 054 femmes ayant subi une chirurgie n’a révélé qu’un lien « faible et inconstant » entre la gravité de la maladie et l’intensité de la douleur, suggérant que les niveaux de douleur ne sont pas toujours prévisibles en fonction du stade de la maladie. Les traitements hormonaux visent à atténuer les douleurs liées à l’endométriose en interrompant le cycle menstruel ou en réduisant les effets des œstrogènes, qui stimulent la croissance des tissus endométriaux. Bien qu’ils soulagent souvent les crises douloureuses, ces traitements ne permettent pas toujours de traiter toutes les sources d’inconfort. Les interventions chirurgicales, qui consistent à retirer ou détruire les tissus endométriosiques, peuvent être très efficaces, mais ne garantissent pas l’élimination totale des symptômes. L’adénomyose, une affection dans laquelle le tissu qui tapisse l’utérus se développe dans la paroi musculaire de cet organe, constitue une autre cause possible de douleurs pelviennes chroniques. Pour en savoir plus sur cette maladie, il est possible de consulter le site Doctissimo.