Plusieurs sites internet gouvernementaux liés au ministère de la Transition écologique en France ont été rendus inaccessibles mercredi 2 septembre, à la suite d'une « attaque informatique sophistiquée » survenue la semaine précédente. Le site de consultation publique relatif aux affaires environnementales ainsi que plusieurs sites des administrations régionales affichaient des messages tels que « Maintenance en cours » et « Veuillez réessayer plus tard, vous pourrez bientôt utiliser à nouveau ce service ». Le ministère a confirmé que les sites internet étaient inaccessibles et a indiqué que des mesures spécifiques avaient été prises pour répondre à l'attaque et améliorer la sécurité de ses systèmes d'information. Un rapport a été déposé auprès du parquet pour enquêter plus en détail sur l'incident. L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), principale entité française chargée de la cybersécurité, assiste actuellement le ministère de la Transition écologique. Cela intervient alors que des soupçons pèsent sur le fait que certains comptes utilisateurs aient pu être compromis, dans le cadre des enquêtes en cours sur la fuite. L'ANSSI a averti que les mesures prises pour investiguer et corriger les problèmes de sécurité pourraient entraîner des perturbations temporaires de certains services numériques. Ivan Candé, secrétaire général de la FNEE CGT, syndicat représentant les agents du secteur public, a déclaré que les interruptions de service étaient dues à « des dysfonctionnements importants suite à une intrusion malveillante ». Ses remarques soulignent les préoccupations quant à l'impact de l'attaque sur les services publics et à la nécessité de mesures renforcées de cybersécurité pour prévenir de futurs incidents. Cette situation met en lumière l'importance croissante de la sécurité numérique dans les opérations gouvernementales, en particulier alors que de plus en plus de services migrent en ligne. Bien que le ministère ait pris des mesures pour répondre à la fuite, cet incident rappelle les vulnérabilités qui peuvent exister même dans les systèmes publics les plus critiques.