La présence de la Russie à la réunion financière du G20 a créé un « malaise », ou un sentiment d'inquiétude, selon le Canada. Le ministre canadien des Finances, François-Philippe Champagne, a exprimé son regret concernant cette situation lors d'une interview avec l'AFP le 31 août, notant que la guerre en cours en Ukraine était une source majeure de tension. Le ministre russe des Finances, Anton Silouanov, a participé aux réunions à Asheville, en Caroline du Nord, sans en faire l'annonce préalable, ce qui a suscité des inquiétudes chez les pays européens. Ils ont considéré cette participation comme une possible étape vers la normalisation des relations avec la Russie, qui continue d'effectuer des frappes aériennes en Ukraine. En réaction, les dirigeants européens ont réussi à exclure Silouanov de la photo de groupe traditionnelle prise lors du sommet. Les États-Unis, cependant, ont affirmé que la présence du ministre russe n'avait « aucun impact » sur le déroulement des discussions. Scott Bessent, le ministre américain des Finances et organisateur de l'événement, a déclaré que l'inclusion de la Russie était importante pour aborder directement la guerre en Ukraine. Il a reconnu que certains Européens étaient encore contrariés par cette décision, mais a souligné l'importance d'engager la Russie dans la recherche d'une solution. Malgré cela, l'Union européenne reste opposée à toute normalisation du rôle de la Russie, soulignant que la paix en Ukraine ne peut être atteinte qu'avec le consentement du peuple ukrainien et le respect de sa souveraineté. Dans ce contexte tendu, les États-Unis ont également pris des mesures pour retirer les mentions en lien avec l'Afrique du Sud du site du G20, reflétant une friction croissante entre les deux pays. En parallèle, le président français Emmanuel Macron a réitéré sa position selon laquelle tout accord de paix doit impliquer l'Ukraine et respecter sa souveraineté. Le sommet du G20, initialement prévu en Afrique du Sud, a eu lieu en l'absence du président américain sortant Donald Trump, qui avait précédemment critiqué l'événement. Trump est censé accueillir le sommet du G20 en 2026 à l'une de ses propriétés à Miami.