Le Rassemblement national évoque des inquiétudes sur la sécurité

Avant son congrès prévu ce week-end à Orléans, le Rassemblement national (RN) a fait part au gouvernement de ses inquiétudes concernant la sécurité de l'événement, en invoquant les contre-manifestations prévues ainsi que les craintes partagées par le maire et les commerçants locaux, encore affectés par les violences du 17 octobre.

Un congrès qui devrait attirer de grandes foules

Le congrès, qui lance officiellement la campagne présidentielle du Rassemblement national, devrait accueillir 5 000 militants samedi, puis le double dimanche, selon un responsable local du parti. L'événement constitue un moment clé pour la campagne du parti.

Le parti réclame des garanties aux autorités

Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, a déclaré sur France 2 qu'il attend des autorités qu'elles « sécurisent » l'événement. Il a relevé qu'une cinquantaine d'organisations ont appelé à des contre-manifestations, avec une participation attendue de 10 000 à 15 000 personnes, selon des sources policières.

Le parti exclut d'annuler l'événement

Sébastien Chenu a confirmé que le Rassemblement national ne « veut pas annuler » son congrès, malgré les tensions attendues. Il a indiqué que le député du Gard Yoann Gillet soulèverait la question lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, mardi après-midi.

Des contre-manifestations prévues

À partir de samedi, une grande manifestation est prévue à 10 h 30 depuis la place de la cathédrale, avec une participation attendue de plusieurs milliers de personnes contre « le racisme, le fascisme et l'impérialisme ». Un « village antifasciste », comprenant des stands associatifs et des ateliers, est également prévu de 13 heures à 22 heures.

Des personnalités attendues

Plusieurs personnalités devraient participer, dont Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis issu de La France insoumise (LFI), ainsi que Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. La Ligue des droits de l'homme (LDH) a invité toutes celles et ceux qui soutiennent la solidarité, la justice sociale et la démocratie à y prendre part.

Les autorités se préparent à d'éventuels troubles

Des rassemblements non déclarés pourraient également avoir lieu dimanche, selon des sources policières, qui ont annoncé un week-end « chargé ». Le maire d'Orléans, Serge Grouard, a exprimé son inquiétude dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, comparant les manifestations prévues à celles de Paris, Marseille et Rennes, où des violences importantes s'étaient produites.

Les commerçants craignent un retour des violences

Les commerçants locaux, encore en train de se relever des violences récentes, s'inquiètent également. Alban Liger, vice-président de Vitrines d'Orléans, a averti que des « groupes ultraviolents, des casseurs et des pillards » pourraient venir à Orléans pour semer le chaos. Il a demandé aux pouvoirs publics de contribuer à protéger les commerces pendant le week-end.

La coordination se poursuit

La mairie d'Orléans et la préfecture du Loiret ont confirmé que la coordination autour de l'événement se poursuit. Une réunion entre les acteurs concernés s'est tenue mardi, et la possibilité de mettre en place des « mesures de restriction » a été évoquée.