Un gynécologue-obstétricien basé à Aix-en-Provence utilise les réseaux sociaux pour lever les nombreux malentendus autour de la périménopause et de la ménopause. Ces périodes de transition précèdent et suivent la fin de la vie reproductive d’une femme, souvent marquées par des changements physiques et émotionnels. Le spécialiste explique que si certaines idées reçues sont sans conséquence, d’autres peuvent conduire à des décisions de santé néfastes. Une croyance répandue veut que la ménopause survienne brutalement, mais le médecin précise qu’elle est précédée par la périménopause, une phase qui peut durer plusieurs années. Pendant cette période, les cycles menstruels peuvent devenir irréguliers, avec des règles plus fréquentes ou plus abondantes, accompagnées d’autres symptômes. Toutefois, dans certains cas, comme après une ovariectomie (ablation des ovaires) ou certains traitements de chimiothérapie, la transition peut être plus rapide.
En France, l’âge moyen de la ménopause se situe autour de 52 ans, mais le processus est rarement simple. Une idée reçue majeure consiste à penser que des règles irrégulières signifient qu’il n’est plus nécessaire d’utiliser un moyen de contraception. Le spécialiste souligne que l’ovulation peut encore survenir, même de manière irrégulière, et que la contraception doit être poursuivie jusqu’à ce que la ménopause soit confirmée – définie comme l’absence de règles pendant douze mois consécutifs. Une autre méconception fréquente est l’idée qu’un dosage hormonal est indispensable dès les premiers doutes. À l’exception des cas où les règles cessent brutalement avant 45 ans, le diagnostic de la ménopause repose principalement sur l’absence de règles pendant un an. Les tests hormonaux ne sont pas fiables à cet âge en raison des fluctuations naturelles quotidiennes et de l’influence des contraceptions hormonales.
Les bouffées de chaleur sont souvent présentées comme le symptôme principal de la ménopause, mais le spécialiste note que d’autres manifestations sont tout aussi fréquentes. Parmi les idées reçues figurent l’idée que la sécheresse vaginale doit être subie sans chercher de soulagement, ainsi que la crainte que l’hormonothérapie provoque un cancer, une appréhension qui doit être réévaluée à la lumière des recherches actuelles. Le spécialiste aborde également l’idée selon laquelle une ménopause avant 45 ans n’existerait pas, insistant sur le fait que la ménopause précoce est une réalité souvent sous-estimée. Enfin, l’idée que les examens gynécologiques ne sont plus nécessaires pour les femmes ménopausées relève d’une fausse bonne idée, aux conséquences financières et sanitaires potentiellement graves.
Le spécialiste encourage les échanges ouverts sur ces sujets, soulignant l’importance de bien comprendre les processus de la périménopause et de la ménopause pour réduire la stigmatisation et les craintes associées à cette étape de la vie. Mieux informées, les femmes peuvent aborder cette période avec sérénité et continuer à consulter un professionnel de santé si nécessaire.
Idées reçues sur la ménopause et l'importance d'une information précise
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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