Le seul en scène d'Antoine Heuillet
Le seul en scène d'Antoine Heuillet, Courir à la catastrophe, est à l'affiche du Théâtre du Petit Saint-Martin jusqu'au 1er décembre. Le spectacle associe humour et théâtre pour réfléchir aux épreuves qu'Heuillet a traversées dans sa vie et à leur résonance avec des expériences humaines plus larges.Explorer la notion de catastrophe
La pièce interroge l'idée de courir vers la catastrophe : certains personnages s'y dirigent directement, tandis que d'autres avancent avec prudence. Le terme « catastrophe » sert à prendre une distance critique vis-à-vis de cette notion, et met en lumière la tension entre le fait d'affronter les difficultés de la vie et celui de les éviter.Thèmes personnels et psychologiques
Le spectacle aborde différents aspects de la vie d'Heuillet, notamment ses premières expériences de sentiments homosexuels, les conflits familiaux, sa rencontre avec la psychanalyse lacanienne et les effets de l'homophobie. Ces récits personnels s'entremêlent dans la narration, avec un mélange d'humour et d'introspection.Scènes stylisées et personnages
Un passage marquant voit Heuillet incarner son psychanalyste, qui trouve « très intéressant » tout ce qu'il dit et fait, ce qui suggère une observation constante de son inconscient. Une autre scène met en scène un dîner avec sa tante Katerine, connue pour son homophobie, qui allie humour et complexité des dynamiques familiales.Thèmes de la fuite et de l'affirmation de soi
Le spectacle suggère que fuir l'adversité implique de quitter son environnement pour se tourner vers un avenir inconnu. Il souligne l'importance de choisir sa vie, ses amours et ses désirs, indépendamment des jugements extérieurs. La performance d'Heuillet équilibre vulnérabilité et sentiment de maîtrise, en recourant à des accessoires comme un balai à franges ou un manteau en laine orné de sequins, qui renforcent l'expression théâtrale.