Exercice d'inondation dans la région d'Arles

Mardi 13 octobre, à 10 heures, des équipes de la région Symadrem, à Arles, ont participé à un exercice de préparation aux inondations. Le Rhône était en vigilance depuis la veille au soir, et une alerte inondation de niveau 2 avait été déclenchée, ce qui a conduit tous les agents à rejoindre le poste de commandement.

Postes de commandement dans plusieurs communes

Des postes de commandement ont été installés dans les mairies de plusieurs communes voisines, dont Fourques, Tarascon, Beaucaire, Saint-Gilles, Vauvert, Arles, Port-Saint-Louis-du-Rhône et les Saintes-Maries-de-la-Mer. L'exercice visait à simuler une intervention complète en cas de crue, sur la base de la crue de 1994, lorsque le Rhône avait atteint 10 200 mètres cubes par seconde.

Mobilisation des équipes de surveillance

Environ 100 personnes ont été mobilisées. Les équipes de Symadrem surveillaient les ouvrages, analysaient la situation hydraulique et coordonnaient la réponse. Les communes ont également joué un rôle, en mobilisant leurs équipes pour surveiller les secteurs, transmettre des informations et organiser la sécurité de la population.

Des équipes au sol inspectent les digues

Sur le terrain, les équipes de surveillance ont parcouru des kilomètres de digues dans les huit communes afin de repérer toute anomalie, comme des infiltrations d'eau, de l'érosion, des fontis, des fissures ou des débordements. Trois entreprises locales de construction étaient en contact direct avec Symadrem, prêtes à intervenir rapidement si nécessaire.

La réserve de sécurité civile de Fourques

À Fourques, l'exercice s'est déroulé toute la journée de mardi, grâce à une réserve de sécurité civile d'environ soixante bénévoles, un effectif jugé exceptionnel pour une commune de cette taille. Une quinzaine de nouveaux réservistes venaient de rejoindre le dispositif, formés sur le terrain par les plus expérimentés.

Une longue tradition de vigilance face au fleuve

Fourques est depuis longtemps attentive au Rhône. Bien avant la création des réserves, des bénévoles, pour la plupart des agriculteurs, surveillaient le fleuve sans organisation formelle. Depuis 2005, la loi de sécurité civile permet aux maires de couvrir les réservistes et leurs véhicules, la surveillance pouvant être dangereuse.

Procédures de surveillance des réservistes

La population est sensibilisée au risque, et les réservistes travaillent par équipes de trois. L'un dépose les deux autres au début d'un secteur et attend à l'extrémité. Un seul trajet permet de surveiller à la fois le côté du Rhône et le côté terre. Reliés par radio à Symadrem, qui géolocalise les signalements, les réservistes sont entendus en direct au poste de commandement.

Surveillance des digues et règles de sécurité

La digue de Fourques s'étend sur vingt kilomètres, découpés en tronçons de 2 à 3 km. L'adjoint au maire a indiqué que certains réservistes avaient déjà effectué deux tours et partaient pour un troisième, avec des sandwichs préparés pour eux. La procédure est systématique : les équipes appellent le poste de commandement à leur arrivée sur le secteur et à leur départ.

Niveaux d'alerte et procédures d'intervention

En alerte de niveau 2, la relève entre deux équipes ne doit pas dépasser une heure, afin que la digue ne soit jamais laissée sans surveillance. En cas de « désordre », le poste de commandement prévient Symadrem, qui contacte le garde-digue responsable afin d'évaluer l'ampleur du problème et la nécessité d'une intervention d'urgence.

L'exercice se termine sur une alerte simulée de niveau 4

En alerte de niveau 3, la surveillance est assurée 24 heures sur 24. En alerte de niveau 4, moment où l'exercice simulé s'est achevé, les équipes se retirent pour des raisons de sécurité et les gardes-digues prennent le relais. Dans l'après-midi, après une courte pause, Bernard et Bernard, retraités de Fourques et « réservistes bien avant la création de la réserve », sont repartis pour un troisième tour sur un tronçon de 2 km.

Des conditions réelles bien différentes de l'exercice

Depuis le matin, ils avaient parcouru 6,5 km, équipés de gilets de sauvetage, de longes de sécurité et de radios géolocalisées. L'un avançait sur la crête pendant que l'autre longeait le pied de la digue, à la recherche de désordres fictifs placés en amont par Symadrem. Malgré l'efficacité des équipes de surveillance, les conditions de l'exercice n'étaient pas celles d'une vraie crue. Le temps était idéal, sans pluie, et les deux hommes se sont remémoré la crue de 2003, lorsque le Rhône était très haut, qu'il faisait nuit et que des bruits étranges se faisaient entendre. Ce jour-là, il ne s'agissait pas d'un exercice.