Le syndicat CGT a indiqué que « les difficultés persistent et certaines se sont intensifiées » ces derniers mois, notamment en matière de personnel, d’organisation des plannings et du travail. Les professionnels du secteur sont régulièrement confrontés à des situations de crise et à des actes de violence, mais les ressources disponibles ne leur permettent pas toujours d’intervenir dans des conditions garantissant leur sécurité. Récemment, une procédure de « danger grave et imminent » a été déclenchée après un incident violent ayant entraîné un accident du travail. Si la CGT reconnaît que les effectifs nécessaires ont été temporairement rétablis, le syndicat souligne que le problème dépasse la simple question des effectifs. « Derrière la question du personnel se pose aussi celle du modèle même de prise en charge proposé », explique le syndicat. La CGT s’est également inquiétée de la cohabitation d’enfants de moins de 10 ans et d’adolescents de plus de 16 ans dans un même espace. Le syndicat met en avant les écarts d’âge, les problématiques et les vulnérabilités propres à ces deux groupes, estimant que certaines situations de crise ou certains comportements pourraient exposer les plus jeunes à des expériences pour lesquelles ils ne sont pas nécessairement préparés. Pour la CGT, il s’agit d’un autre défi : adapter la prise en charge pour mieux répondre aux besoins de tous les jeunes concernés. « La question n’est donc pas seulement de savoir si les professionnels sont suffisamment nombreux », insiste le syndicat, en soulignant la nécessité d’une approche plus adaptée. Tout au long de l’année, la CGT a envoyé plusieurs alertes à la direction sur ces problèmes persistants. Pourtant, le syndicat estime qu’« aucune réponse structurelle n’a été apportée à l’ampleur des enjeux ». Il demande désormais une révision fondamentale de l’organisation de l’unité pour garantir une prise en charge adaptée aux jeunes et des conditions de travail et de sécurité acceptables pour les professionnels. La CGT exhorte à agir sans attendre qu’un nouvel incident ne vienne révéler l’ampleur du problème. « La CGT refuse d’attendre le prochain accident pour reconnaître que le problème est structurel », conclut le syndicat.