Les animes d'horreur japonais à l'honneur pour Halloween

À l'approche d'Halloween, les slashers américains laissent la place aux animes d'horreur japonais. Une sélection de cinq films et séries d'animation propose une façon singulière et différente de vivre la peur, en misant sur la tension psychologique et la créativité visuelle.

La malédiction glaçante d'Another au lycée

Parmi les animes d'horreur les plus remarquables des années 2010, Another (2012) se distingue par son atmosphère troublante et paranoïaque. L'histoire suit une classe de lycée hantée par une malédiction : les élèves meurent les uns après les autres, victimes d'accidents de plus en plus macabres.

L'horreur corporelle géométrique de Spirale

Spirale (2024), adapté du manga incontournable Uzumaki, renouvelle le body horror à partir de formes géométriques simples. Les quatre épisodes se déroulent dans la ville brumeuse de Kurouzu-cho, frappée par une obsession maladive pour les formes en spirale, et font preuve d'une ingéniosité visuelle dérangeante.

La descente psychologique de Perfect Blue

Perfect Blue (1997) de Satoshi Kon brouille les frontières entre rêve et réalité dans un thriller psychologique. Une ancienne idole de la pop décide de devenir actrice, mais se voit proposer des rôles de plus en plus compromettants, qui affectent irrémédiablement sa santé mentale.

La descente aux enfers de Devilman Crybaby

Devilman Crybaby (2018) réunit Masaaki Yuasa et Netflix pour raconter l'histoire d'Akira, un adolescent qui fusionne avec un démon afin de protéger l'humanité de leur menace commune. Entre expérimentations visuelles et bande-son techno, l'anime plonge le spectateur dans un voyage infernal, où la peur de l'autre et les réflexes tribaux se déchaînent.

L'anthologie de science-fiction horrifique de Memories

Memories (1995) est un film composé de trois courts métrages qui abordent l'horreur dans un univers spatial où la technologie et les souvenirs humains se retournent contre leurs créateurs. Katsuhiro Otomo, Kōji Morimoto et Satoshi Kon mêlent gothique, science-fiction et musique d'opéra pour créer une atmosphère anxiogène, marquée par la solitude et la mélancolie.