L'épidémie de rotavirus A se poursuit

L'épidémie de gastro-entérite liée au rotavirus A se poursuit en France, selon le bulletin de surveillance épidémiologique publié par Santé publique France le 19 octobre 2026. Les virus grippaux circulent également de manière active, ce qui incite les autorités sanitaires à rester vigilantes, en particulier pour les groupes vulnérables que sont les nourrissons, les jeunes enfants et les personnes âgées.

Le taux de positivité du rotavirus diminue

Le taux de positivité du rotavirus A est passé de 32,6 % en semaine 40 à 24,8 % en semaine 41, soit la période du 5 au 11 octobre. Le nombre d'échantillons positifs a également légèrement baissé, passant de 30 à 28, même si l'épidémie, commencée en semaine 36, est toujours en cours.

D'autres bactéries provoquent des infections digestives

D'autres bactéries responsables d'infections digestives circulent également. Escherichia coli entéroagrégatif a été détecté dans 43 échantillons, avec un taux de positivité de 38,1 %, et Escherichia coli entéropathogène a été retrouvé dans 36 échantillons, avec un taux de positivité de 31,9 %. Ces bactéries peuvent se transmettre par les aliments et l'eau contaminés.

Les passages aux urgences diminuent, mais l'inquiétude demeure

Au Centre hospitalier de Mayotte (CHM), 26 passages aux urgences pour gastro-entérite aiguë ont été enregistrés en semaine 41, soit une baisse de 21 % par rapport à la semaine précédente. Les hospitalisations ont également reculé, passant de 13 à 9. Toutefois, un nourrisson de huit mois a dû être admis en soins intensifs.

Des mesures de prévention recommandées

Pour limiter la propagation des infections, les autorités sanitaires recommandent de se laver régulièrement les mains, de nettoyer les surfaces et de bien s'hydrater en cas de diarrhée ou de vomissements. Les signes de déshydratation chez les jeunes enfants requièrent une attention particulière, car ils peuvent rapidement devenir graves.

La grippe A(H1N1) progresse

La grippe A(H1N1) progresse, et les virus grippaux constituent désormais un point de vigilance majeur. Leur circulation a été détectée dès la semaine 30, soit plus tôt que la saison grippale habituelle, qui s'étend généralement de décembre à mars.

Un taux de positivité de la grippe difficile à interpréter

En semaine 41, les virus grippaux sont devenus majoritaires parmi les virus respiratoires détectés au CHM, devant les rhinovirus. Le sous-type A(H1N1) est prédominant, avec 17 échantillons positifs et un taux de positivité de 26,9 %. Toutefois, l'interprétation de ces données reste limitée en raison d'une interruption des analyses pendant deux semaines, causée par une pénurie de réactifs.

Une pression persistante sur le système de soins

Les infections respiratoires continuent de peser sur les structures de soins. La proportion de consultations pour maladies respiratoires dépasse 10 % depuis la semaine 36 dans les centres médicaux de référence et les dispensaires. Par ailleurs, deux enfants de moins d'un an ont été admis en soins intensifs pour une bronchiolite non liée au virus respiratoire syncytial (VRS).

Des actions de prévention conseillées

Les autorités sanitaires recommandent de porter un masque dès l'apparition des symptômes, de se laver les mains et d'aérer les espaces clos. Le vaccin contre la grippe est particulièrement conseillé aux personnes âgées, aux femmes enceintes et aux personnes atteintes de certaines maladies chroniques, afin de réduire le risque de forme grave.