Le musée accueille une exposition personnelle d'Amélie Bertrand
Le musée de Valence présente actuellement une exposition personnelle consacrée à la peintre Amélie Bertrand, intitulée Neon Club. Elle met en valeur ses toiles de style pop, caractérisées par des couleurs éclatantes et des teintes fluorescentes néon, qui associent des éléments de l'esthétique « vaporwave » à certains aspects de l'Op Art.L'exposition crée un environnement visuel immersif
Dès leur entrée dans le musée, les visiteurs sont accueillis par une explosion de lumière et de couleurs vives, entourés de lignes géométriques et de formes abstraites qui évoquent des paysages architecturaux, des vitrines de magasins, des boîtes de nuit éclairées au néon et des bâtiments structurés aux compartiments imbriqués. L'exposition crée un espace à la fois familier et onirique, rempli de dégradés chromatiques et de perspectives quasi modernistes qui captivent le regard.L'exposition joue sur l'éclairage rose pour façonner l'atmosphère
Les salles d'exposition sont éclairées par un filtre rose placé sur les fenêtres, créant un environnement qui oppose un monde humain dépeuplé et désert à un univers peuplé de lignes fixes et de vagues ondulantes en rose, vert et jaune. Cette expérience suscite un sentiment à la fois inquiétant et accueillant, même s'il reste difficile de savoir si ce monde est destiné à être habité ou simplement observé.Bertrand décrit son travail comme une « peinture d'ambiance »
Amélie Bertrand, qui a exposé l'an dernier au musée de l'Orangerie, décrit son travail comme une « peinture d'ambiance », et établit un parallèle avec la notion de musique d'aéroport de Brian Eno, « aussi facile à ignorer qu'intéressante ». L'intensité des couleurs de ses tableaux reflète la factualité des choses, et Bertrand attribue à la musique de Brian Eno le fait de l'avoir aidée à comprendre son geste pictural, techniquement précis et exécuté en atelier.L'exposition explore les thèmes de l'abstraction et de l'étrangeté
L'exposition, organisée par Ingrid Jurzak, propose un parcours qui fait apparaître une forme d'étrangeté difficile à définir. Bien que Bertrand tende vers l'abstraction, elle reconnaît ne pas la maîtriser totalement. La critique Marjolaine Lévy souligne dans le catalogue de l'exposition que Bertrand défend une « abstraction impure, qui ne se détache jamais complètement du monde des choses ».Le travail de Bertrand reflète un monde de consommation en décomposition
Ses toiles, parmi lesquelles Nightwatchers, Freak Waves of Wetlands et Mastaba, entrent en résonance avec l'esthétique « vaporwave », caractérisée par une iconographie qui associe interfaces numériques obsolètes, espaces liminaux, photographies de centres commerciaux déserts, carrelage bicolore, fragments de sculptures antiques, palmiers, couchers de soleil, néons et couleurs fluorescentes. Ces œuvres reflètent un monde en décomposition, mettant en lumière les vestiges de la société de consommation.L'exposition se poursuit jusqu'au 21 mars 2027
L'exposition se tient jusqu'au 21 mars 2027. Un catalogue monographique intitulé Neon Club, publié par les éditions Semiose, réunit des textes de Marjolaine Lévy et d'Ingrid Jurzak. Il compte 80 pages et coûte 14 €.