Nombre sans précédent de candidats à l'élection française

L'élection présidentielle française à venir devrait compter un nombre de candidats sans précédent, ce qui témoigne, selon un récent rapport, d'une profonde crise de la démocratie française. Ce scrutin ne ressemble à aucun autre : les candidats devront faire face à des défis nationaux et internationaux que le pays n'a jamais connus à une telle échelle.

Prévisions de comportements exacerbés

François Hollande prédit que le grand nombre de candidats pourrait entraîner des comportements semblables, voire supérieurs, aux actes extrêmes observés lors des élections précédentes. Le rapport suggère que le climat politique actuel pourrait pousser les candidats vers des positions plus spectaculaires ou plus radicales qu'auparavant.

Le désespoir au cœur de la décision de se présenter

L'article souligne le caractère désespéré de la décision de certains candidats de briguer la fonction suprême, en prenant l'exemple de Natacha Polony. Intelligente et engagée, Mme Polony justifie sa participation à la campagne présidentielle en affirmant que « la situation l'y oblige ». Ce sentiment, suggère l'article, pourrait être partagé par tous ses adversaires.

Des prétentions diplomatiques irréalistes

Mme Polony a surpris beaucoup de monde par l'assurance avec laquelle elle affirme vouloir « négocier avec Poutine », ajoutant qu'« il faudra s'asseoir autour d'une table et lui dire que ça suffit ». Or, l'article suggère que, même si Poutine acceptait de telles négociations, la mise en œuvre concrète d'une telle démarche paraît hautement improbable.

Un manque de crédibilité des promesses politiques

L'article soutient que le climat politique actuel est singulier, car cette double évaluation, portant à la fois sur le candidat et sur son programme, peut s'appliquer à tous. Or aucun des candidats ne parviendra facilement à faire passer son projet politique du domaine des vœux pieux à celui d'un plan concret et crédible, auquel les citoyens puissent croire.

Une érosion de la confiance publique

La communauté nationale, même libérée des haines et de la colère qui la déshonorent, a été si souvent trahie que les promesses ne sont plus écoutées. Pire encore, elles apparaissent comme le signe décevant et pervers d'une politique « à l'ancienne ». L'article note que, lors des campagnes passées, il existait au moins un lien de conviction et de vraisemblance entre le citoyen et le candidat de son choix.

Une page blanche pour la politique française

Aujourd'hui, c'est comme si l'ardoise de la politique française avait été effacée de la République qui permettait, au moins, aux candidats d'être crus. Même les candidats les plus assurés et les plus énergiques reconnaissent que ce qui les attend est un immense défi : il leur faudra tout changer, de l'esprit et de la lettre du pays à la substance et au cœur de la France.