Le 7 octobre, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, s’est adressé à l’Assemblée nationale concernant les manifestations étudiantes en cours. Ces protestations, qui ont débuté en réaction à divers problèmes liés aux conditions dans les lycées, ont mis en lumière la durée de la journée scolaire ainsi que l’organisation des vacances. L’une des revendications majeures des élèves porte sur la réduction du temps de présence en classe, certains établissements fonctionnant de 8 heures à 18 heures, une durée supérieure à la moyenne relevée par l’OCDE, une organisation internationale qui collecte et analyse des données sur l’éducation et d’autres enjeux sociaux. Geffray a reconnu que si l’objectif est de maintenir le même volume global d’enseignement tout en diminuant le nombre d’heures par semaine, il faudrait alors revoir la durée des vacances scolaires. Il a souligné que la France affiche des journées scolaires plus longues que la moyenne de l’OCDE et dispose également de trois semaines de vacances supplémentaires par rapport à cette moyenne. Selon le ministre, ce sujet suscite naturellement l’intérêt des élèves lorsqu’il s’agit d’évoquer des modifications de l’emploi du temps. Lors de récentes consultations menées avec des élèves dans différentes régions, il a indiqué avoir rencontré une quinzaine d’entre eux qui se sont déclarés favorables à des journées plus courtes, se terminant à 16 heures, même si cela devait se traduire par une réduction du nombre de vacances dans l’année. En février, Geffray avait déjà évoqué l’idée que les vacances d’été devraient idéalement durer entre quatre et six semaines. Toutefois, il a précisé qu’il n’était pas en mesure de modifier le calendrier scolaire pour l’année universitaire 2026. Il a indiqué que toute décision concernant l’organisation de l’année scolaire s’inscrirait dans un débat politique qui se tiendra en 2027. Cela n’a pas pour autant freiné la mobilisation des lycéens, qui continuent de réclamer de meilleures conditions d’études. Le 8 octobre, des organisations comme le Snes-FSU, la CGT, FO, Sud et l’UNSA ont appelé à une grève en soutien au mouvement étudiant.