Le gouvernement français a annoncé un plan de soutien d’un milliard d’euros pour aider les agriculteurs touchés par la sécheresse et les canicules, selon des informations récentes. Ce plan a été dévoilé par Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture, afin d’alléger la pression financière sur les exploitations et d’éviter des faillites en cascade. L’initiative, baptisée CASI (Climat, Adaptation, Sécheresse, Incendies), comprend notamment un fonds de compensation de 520 millions d’euros. Ce fonds, qui s’inscrit dans le cadre de l’indemnisation de solidarité nationale (ISN), permettra d’apporter un soutien financier immédiat aux agriculteurs ayant subi des pertes de récoltes. L’ISN, initialement prévu à 600 millions d’euros pour 2026 avec 130 millions d’euros restants, sera significativement renfloué par l’État. Un autre volet important du plan concerne l’exonération de la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) pour les exploitations les plus affectées. Cette mesure de soutien fiscal représenterait une économie estimée à 330 millions d’euros pour les agriculteurs. Genevard a indiqué que 30 000 à 35 000 exploitations se trouvent dans une situation de vulnérabilité ou au bord de l’insolvabilité, sur un total de près de 400 000 exploitations agricoles en France. Pour préparer la prochaine saison agricole, un fonds de réarmement agricole de 235 millions d’euros a été créé. Ce fonds permettra aux agriculteurs d’acheter des semences, des plants maraîchers et du fourrage pour leurs animaux. Les préfets départementaux évalueront les besoins de chaque exploitation afin d’assurer une distribution efficace des ressources. Le plan prévoit également un soutien aux professionnels touchés par les incendies. Le gouvernement s’est aussi engagé à accélérer le versement des aides de la Politique agricole commune (PAC), gérées par l’Union européenne, et a annoncé une réduction des contrôles sur place au profit d’un suivi « sur dossier ». Par ailleurs, les aides financières pour l’achat de carburant non routier et d’engrais seront maintenues. Ces aides incluent un remboursement de 15 centimes par litre pour le carburant agricole non routier jusqu’à la fin août 2026. Un soutien similaire est accordé pour les engrais, dont les prix ont augmenté en raison d’événements comme le blocage du détroit d’Ormuz. Annie Genevard n’a pas précisé les détails des stratégies à long terme pour adapter l’agriculture au changement climatique, indiquant qu’un plan de relance serait annoncé dans les semaines à venir. Elle a réaffirmé son engagement en faveur du stockage de l’eau et de l’irrigation, malgré les critiques de groupes environnementaux. Les scientifiques, en revanche, mettent en garde : les conditions extrêmes observées cet été risquent de devenir plus fréquentes à l’avenir.