Les niveaux des nappes phréatiques en France restent bas, 74 % des zones affichant une baisse. Certaines régions comme le Limousin et la Bretagne sont dans une situation préoccupante.
Les nappes phréatiques restent basses en France
Au 15 octobre, les niveaux des nappes phréatiques en France demeurent inférieurs à la moyenne, avec 74 % des secteurs en baisse et 68 % des points de surveillance sous leurs moyennes mensuelles, selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Il s'agit d'une légère amélioration par rapport au 1er octobre, date à laquelle 66 % des points de surveillance étaient sous la moyenne.Des différences régionales dans l'état des nappes
La situation reste préoccupante dans plusieurs régions, notamment le Limousin, le Grand Est et la Bretagne. Les aquifères réactifs, c'est-à-dire ceux qui réagissent rapidement aux précipitations, dans des secteurs comme le socle du Morvan, le Livradois, le Forez et le Vivarais, ainsi que le plateau du Limousin, la Châtaigneraie et le Jura, présentent des niveaux très bas. En revanche, l'aquifère de la Vistrenque affiche des niveaux élevés, et les aquifères côtiers de la plaine du Roussillon présentent des niveaux modérément élevés.Certaines zones affichent une meilleure situation
Le BRGM qualifie la situation des nappes de bonne, de la frontière espagnole à la vallée du Rhône. Toutefois, des inquiétudes subsistent pour les aquifères du Limousin, du Grand Est et le socle breton dans les régions du Cotentin et de la Mayenne, où les niveaux restent bas.Incertitude pour les aquifères inertiels
Pour les aquifères inertiels, c'est-à-dire ceux qui mettent plus de temps à réagir aux précipitations, le BRGM indique que les prévisions sont incertaines. Si les pluies ne sont pas suffisantes, elles pourraient seulement couvrir les besoins des plantes sans recharger les aquifères. Ces aquifères devraient rester proches de la moyenne ou modérément bas au cours des prochaines semaines.Incertitude à long terme et besoin de suivi
Les aquifères des grès des Vosges et des calcaires triasiques de Lorraine, qui présentent déjà des niveaux très bas, nécessiteront un suivi attentif. Pour les aquifères réactifs, de la frontière espagnole à la vallée du Rhône, les perspectives sont favorables à court terme. En revanche, pour les autres aquifères, la prévision à long terme reste incertaine, leurs niveaux dépendant des précipitations à venir. Une combinaison de faibles pluies, des besoins des plantes et des usages locaux de l'eau pourrait encore faire baisser les niveaux d'aquifères déjà vulnérables, comme ceux du Massif central et du Jura.