Un magazine en difficulté financière
TétrasLire, un magazine français qui existe depuis plus de 10 ans, traverse des difficultés financières et a cessé d'être imprimé faute de moyens. La publication vise à faire découvrir aux jeunes lecteurs des auteurs français et étrangers célèbres à travers leurs écrits.La mission et le format du magazine
TétrasLire a pour objectif de créer un « premier lien de familiarité avec les auteurs » avant que les élèves n'étudient des textes à l'école. Chaque numéro met en lumière un auteur, accompagné d'illustrations originales et inédites, afin de rendre les œuvres classiques plus accessibles aux enfants en fin de primaire et en début de collège.Financement et difficultés de production
Le magazine ne repose que sur les abonnements : 10 % proviennent des institutions et le reste des abonnés particuliers. Cependant, l'impression est interrompue depuis mars 2026 faute de fonds. Marie Pélissier, cofondatrice et rédactrice en chef, souligne que les finances du magazine se dégradent depuis deux ans et que les revenus des abonnements ne suffisent plus à couvrir la hausse des coûts, notamment ceux du papier, de l'impression et de l'expédition.Les projets de redressement
Pour améliorer sa situation financière, TétrasLire met en vente ses archives sous la forme de quatre packs de soutien en ligne. Le magazine envisage également d'élargir son audience, peut-être en ouvrant le capital de sa maison d'édition, Alba Verba. L'objectif est de reprendre l'impression d'ici la fin de l'année et d'améliorer sa stratégie de communication afin d'attirer de nouveaux abonnés.L'équipe et la diffusion du magazine
TétrasLire est publié chaque mois et est réalisé par une équipe de trois personnes : Sophie Durand, graphiste ; Emmanuel Pélissier, directeur artistique ; et Marie Pélissier, qui sélectionne les textes, rassemble le contenu et écrit le feuilleton Les Folionautes, illustré par Yannick Hatton. Le magazine n'est vendu ni dans les kiosques ni dans les librairies, car il se situe, selon ses responsables, « un peu entre le livre et le magazine », ce qui rend son positionnement difficile dans les espaces de vente.