Le jeudi 1er octobre, le Pakistan a confirmé avoir mené des frappes aériennes en Afghanistan, les qualifiant de « planifiées et mesurées ». Ces frappes visaient, selon Islamabad, des groupes terroristes accusés de coordonner des attaques contre le Pakistan. Cette opération constitue la première réponse militaire connue du Pakistan contre l’Afghanistan depuis que les talibans ont pris le contrôle du pays en 2021. Les Nations unies ont rapporté que les attaques ont fait au moins dix morts parmi les civils, majoritairement des enfants. Ce bilan a été confirmé par le gouvernement taliban, au pouvoir en Afghanistan depuis la fin de la présence militaire dirigée par les États-Unis dans le pays. L’ONU a appelé à une enquête indépendante sur cet incident afin de déterminer l’ampleur exacte des victimes et les circonstances entourant les frappes. Les raids aériens suscitent des inquiétudes quant à un possible regain d’instabilité régionale. Le Pakistan est depuis longtemps impliqué dans des conflits avec divers groupes militants, dont beaucoup opèrent depuis l’Afghanistan. La situation s’est encore compliquée avec l’arrivée des talibans au pouvoir, ce qui a modifié les équilibres en matière de sécurité régionale et de relations internationales. Des observateurs internationaux et des organisations humanitaires exhortent à la transparence et à la responsabilité concernant ces frappes. Ils soulignent l’importance de protéger les vies civiles et de respecter le droit international humanitaire. La situation reste tendue alors que le Pakistan et l’Afghanistan naviguent dans un paysage sécuritaire complexe dans la région.