Selon une analyse de VAR Politique, les médias ont mis l'accent sur le chaos plutôt que sur les revendications des lycéens.
Analyse de la couverture médiatique des manifestations
Dans un nouvel épisode de VAR Politique, le journaliste Nabil Touati a examiné plus de 100 journaux télévisés et émissions matinales, dont ceux de TF1, France 2, BFMTV et France Info, afin d'évaluer la manière dont les médias ont couvert les mobilisations lycéennes en France.Un silence avant le début de la couverture
L'analyse révèle que, pendant dix jours, le sujet a été totalement absent des journaux télévisés. Lorsque les médias ont finalement abordé la question, ils se sont concentrés sur le maintien de l'ordre public plutôt que sur les préoccupations sous-jacentes des élèves.La sécurité domine la couverture de TF1
Sur TF1, 56 % du temps d'antenne a été consacré aux aspects sécuritaires, comme la présence policière ou les incidents de vandalisme. Cela a relégué au second plan les revendications réelles des lycéens, parmi lesquelles figuraient les problèmes liés au système Parcoursup, le manque d'enseignants et l'état vétuste des établissements scolaires.Les médias interrompent les publicités pour des images de chaos
Le reportage a mis en lumière des cas où les chaînes d'information ont interrompu leurs publicités pour diffuser en direct des images de poubelles en feu, privilégiant ainsi le spectacle visuel des manifestations plutôt que les griefs spécifiques des élèves.Contraste entre les médias et les personnalités politiques
VAR a également confronté Sonia Mabrouk, qui affirmait s'intéresser aux voix des jeunes. Pourtant, son émission a consacré cinq fois plus de temps à couvrir les actes de vandalisme qu'à discuter des revendications des lycéens.Privilégier le chaos aux préoccupations des jeunes
L'épisode suggère que la couverture médiatique des manifestations tend à mettre en avant le spectacle du chaos et du désordre plutôt que les préoccupations légitimes et les revendications de la jeunesse.