Le vendredi 2 octobre, David Amiel, ministre de l’Action publique et des Comptes publics, a proposé aux syndicats de la fonction publique une augmentation du minimum indiciaire des fonctionnaires à compter du 1er janvier. Cette proposition intervient malgré une disposition du projet de loi de finances 2027 qui prévoit un gel du point d’indice des fonctionnaires. Si elle est appliquée, cette mesure permettrait à environ 400 000 agents du secteur public d’avoir un salaire de base supérieur au SMIC. L’annonce a été faite lors d’une réunion avec les syndicats de la fonction publique, après une grande manifestation mardi, où environ 200 000 personnes avaient défilé en France pour protester contre les mauvaises conditions de rémunération dans le public.
Amiel a indiqué aux syndicats que cette augmentation inclurait « des injections permanentes de points d’indice dans les échelons inférieurs », visant à valoriser l’avancement de carrière et l’ancienneté. Le projet de loi de finances 2027 prévoit en revanche un nouveau gel du point d’indice des fonctionnaires, que le gouvernement a présenté la veille de la réunion. Selon la loi, l’État doit verser une indemnité différentielle aux agents publics dont le traitement indiciaire est inférieur au SMIC. En 2026, cela concernait 862 000 personnes. L’objectif du gouvernement est d’en sortir 400 000, leur permettant ainsi de gagner plus que le SMIC. Pour les autres, l’impact serait neutre, car les gains supplémentaires issus de l’augmentation du minimum indiciaire ne seraient plus compensés par l’indemnité différentielle.
Amiel a expliqué que pour ces agents, le changement consisterait à « remplacer une indemnité de rattrapage par un salaire indiciaire ». Il a ajouté que l’augmentation du point d’indice, essentiel pour le calcul des pensions des fonctionnaires, aurait des conséquences positives sur les retraites des agents du secteur public. Damien Martinez, du syndicat CGT, a cependant critiqué la proposition, la qualifiant de « petites mesures » et de « posture » qui « ne va pas assez loin ». Il a jugé cette proposition « loin de satisfaire » le syndicat.
Depuis 2017, les fonctionnaires n’ont vu leur point d’indice augmenter qu’en 2022 (+3,5 %) et en 2023 (+1,5 %), pour un total légèrement supérieur à 5 %. Or, selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), l’inflation cumulée depuis 2017 devrait atteindre 24,17 % à la fin de 2026. Une nouvelle réunion intersyndicale est prévue « la semaine prochaine », selon Martinez. Le syndicat Force Ouvrière avait quant à lui décidé de ne pas participer à la réunion de vendredi.
Les syndicats de la fonction publique française réagissent à la proposition d'augmentation de l'indice minimum pour les fonctionnaires
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
public-sectorminimum-wageindex-pointsinflationfranceunions
Sources d'origine :
- 🇫🇷LCP



