Un sociologue suggère que l’enseignement secondaire devrait repenser sa manière d’aborder la notion de citoyenneté, estimant que les élèves ne sont pas des apprenants passifs mais des acteurs à part entière de la société. Ils participent déjà à la vie civique en formant des opinions, en prenant des décisions et en s’exprimant, souvent sans attendre de directives des adultes. Cette vision remet en cause les approches traditionnelles qui considèrent les jeunes comme devant être « éduqués » à la citoyenneté plutôt que reconnus comme citoyens dès à présent. La proposition du sociologue met en lumière l’importance de reconnaître les élèves comme des individus dotés d’une capacité d’agir, capables de contribuer de manière significative au débat public et à la prise de décision. Cette approche pourrait entraîner des changements dans la manière dont les écoles intègrent l’éducation civique dans leurs programmes, en passant potentiellement d’un apprentissage passif à un engagement actif face aux enjeux sociétaux. En classe, cela pourrait se traduire par davantage d’opportunités pour les élèves de participer à des discussions sur l’actualité, des projets communautaires et des débats politiques. En leur permettant de jouer un rôle plus actif dans la construction de leurs apprentissages et de leur compréhension du monde, les écoles pourraient mieux les préparer aux responsabilités de la citoyenneté dans une société démocratique. L’argument du sociologue s’inscrit dans une reconnaissance croissante de la jeunesse comme force contributive à la société, invitant les générations plus âgées à voir les jeunes non pas comme des citoyens de demain, mais comme des citoyens d’aujourd’hui. Ce changement de perspective pourrait encourager des approches éducatives et civiques plus inclusives et dynamiques.