Orfèvrerie du XVIIIe siècle exposée

Christie's à Paris présente actuellement une rare burette à huile en argent du XVIIIe siècle, réalisée par l'orfèvre français Meissonnier. La pièce fut commandée par le duc de Kingston et se distingue par son décor de « rocaille », un style caractérisé par des formes naturalistes et fluides qui imitent souvent l'apparence des coquillages et du feuillage.

Importance du dessin de l'orfèvrerie

L'objet est décrit comme une imposante pièce en argent gravé, dont le décor de rocaille est considéré comme un monument de sculpture et une œuvre d'une virtuosité stupéfiante. Les formes naturalistes et organiques, bien qu'elles puissent sembler déroutantes, témoignent du haut niveau d'artisanat et d'art propre au travail de Meissonnier.

Vente aux enchères historique et valeur actuelle

L'objet fut vendu avec son pendant chez Christie's à Genève en 1977, pour un montant record dans le domaine de l'orfèvrerie. Il doit être à nouveau mis aux enchères à Londres le 1er décembre, avec une estimation comprise entre quatre et six millions de livres sterling, ce qui souligne son importance durable sur le marché de l'art.

Exposition muséale et acquisitions récentes

L'une des deux soupières vendues en 1977 est entrée au Cleveland Museum of Art, qui consacre depuis le 25 octobre une exposition à Meissonnier. Le musée a récemment acquis une pièce de Meissonnier, mais l'exposition ne comprend pas d'étape en France.

Le désir de garder l'œuvre en France

Si l'on souhaite voir le chef-d'œuvre de Meissonnier revenir à Paris, son estimation élevée pourrait rendre difficile son maintien entre des mains françaises. Cela nécessiterait des mécènes engagés et un classement comme « œuvre d'intérêt patrimonial » afin de garantir sa conservation en France.