Une récente étude révèle que, bien que la plupart des femmes soient conscientes des facteurs liés au mode de vie qui augmentent le risque de cancer du sein, peu d’entre elles prennent des mesures pour réduire ces risques. Les résultats, publiés dans une enquête de 2026, mettent en lumière un écart surprenant entre la connaissance et l’action. Malgré la compréhension que les choix de vie peuvent influencer le risque de cancer du sein, de nombreuses femmes ne modifient pas leurs habitudes. Selon les chercheurs, jusqu’à 30 % des cas de cancer du sein pourraient être évités grâce à une activité physique régulière, au maintien d’un poids santé, à la limitation de la consommation d’alcool et à l’allaitement. L’étude, menée par l’American Cancer Society, a porté sur quelque 33 000 femmes américaines participant à l’étude Cancer Prevention Study-3, un programme à long terme axé sur la prévention du cancer. Les résultats ont montré que 91 % des femmes savaient qu’un manque d’exercice augmente le risque de cancer du sein, mais seulement 27 % atteignaient les niveaux d’activité physique recommandés par semaine. Ces niveaux incluent 150 à 300 minutes d’activité modérée ou 75 à 150 minutes d’activité intense chaque semaine. Le Dr Alpa V. Patel, de l’American Cancer Society, a souligné que sensibiliser ne suffit pas. « Nous devons comprendre si cette prise de conscience se traduit par des actions et comment nous pouvons aider les femmes à combler cet écart », a-t-elle déclaré. L’étude a également révélé un écart significatif concernant la consommation d’alcool. Bien que 85 % des femmes sachent que boire de l’alcool augmente le risque de cancer du sein, 69 % déclarent en consommer régulièrement. Ces résultats suggèrent que, si la sensibilisation du public aux facteurs de risque du cancer du sein est élevée, la traduction de ces connaissances en changements de comportement reste un défi. Les chercheurs estiment que des interventions ciblées et un soutien sont nécessaires pour aider les femmes à adopter des modes de vie plus sains. L’étude souligne l’importance non seulement d’informer le public, mais aussi de fournir des outils et des ressources pratiques pour aider les individus à mettre ces changements en œuvre efficacement.