La région autour du fleuve Garonne, qui traverse le sud-ouest de la France, traverse une sécheresse sévère. Cela est dû à des vagues de chaleur répétées et à un manque de précipitations significatives en début d’automne, tant dans les zones en aval du fleuve que dans les Pyrénées. Ces conditions ont empêché le fleuve et ses affluents de retrouver un état normal, poussant les autorités à agir pour mieux gérer l’utilisation de l’eau. Face à l’aggravation de la situation, la préfecture a instauré de nouvelles restrictions sur l’usage de l’eau. Six communes supplémentaires — de petites zones administratives locales — sont désormais placées en vigilance de niveau « crise », portant à 142 le nombre total de communes en crise dans le département de la Haute-Garonne. L’organisme gestionnaire de l’eau, le Système d’Organisation à la Réduction des prélèvements (Sor), a également relevé son niveau d’alerte à « alerte renforcée », signe d’une situation plus grave. La situation est particulièrement critique dans les régions des Pyrénées et de la Montagne Noire, où les conditions continuent de se dégrader malgré les efforts pour mobiliser les réserves d’eau des Pyrénées. Fabrice Rigoulet-Rozé, préfet de la région Occitanie et du département de la Haute-Garonne, a travaillé en étroite collaboration avec le préfet du Tarn, qui supervise le bassin versant, pour mettre en place des restrictions d’usage de l’eau plus strictes dans la zone. Ces mesures visent à garantir que l’eau potable reste disponible pour les besoins essentiels. Toutes les communes du département de la Haute-Garonne sont actuellement soumises à des restrictions sur l’utilisation de l’eau potable, ce qui souligne l’ampleur de la sécheresse. La partie amont de la Garonne reste en niveau « crise », malgré la mobilisation des réserves, montrant que la situation ne s’améliore pas et que la vigilance ainsi que les efforts de conservation doivent se poursuivre.