Personne affirme n'avoir de lien avec l'enlèvement

Le suspect se trouvait à Nîmes le soir des faits, mais affirme n'avoir aucun lien avec l'enlèvement et la séquestration de l'homme d'affaires Vincent Bastide, enlevé à sa sortie de son entreprise puis conduit de force à son domicile, un soir de novembre 2025.

Localisation du téléphone et démenti de présence

Bien que son téléphone ait été localisé à proximité des lieux de l'incident, il déclare s'être trouvé là-bas pour chercher une voiture à acheter. Concernant deux images de vidéosurveillance versées à la procédure, filmées près du trajet criminel, il dit ne pas se reconnaître.

Les enquêteurs doutent de sa version

Les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie du Gard et le juge d'instruction ne croient pas à sa version, cet homme étant placé en détention provisoire depuis son interpellation en février 2026. Il est mis en examen, avec plusieurs complices, pour « vol à main armée en bande organisée » et « enlèvement et séquestration en bande organisée ».

Des éléments saisis à son domicile

Lors de son interpellation, les gendarmes ont saisi à son domicile une arme, des munitions et 29 000 euros en espèces, alors qu'il n'avait pas d'emploi déclaré. « Pendant un an, j'ai travaillé sans être déclaré et j'ai dormi dans ma voiture », tente de convaincre la personne mise en cause, dans l'espoir d'appuyer sa demande de remise en liberté.

Antécédents judiciaires et vêtements correspondants

Malgré ses dénégations, des éléments troublants ont été découverts à son domicile par les gendarmes de la section de recherches et du groupement du Gard. On y a notamment trouvé un ensemble complet de vêtements correspondant à celui de l'agresseur de Vincent Bastide. Déjà connu des services de justice, il compte cinq autres condamnations à son casier.

Contexte et situation judiciaire actuelle

Le suspect, connu pour cinq autres condamnations à son casier judiciaire, dont des vols aggravés et des vols avec armes, qui lui ont valu une condamnation par le tribunal pour enfants à dix ans de prison et une interdiction du territoire du Gard. Le jeune homme de vingt ans avait été libéré de détention en 2023 et présente, lors de l'audience de la cour d'appel de Nîmes où il demande un contrôle judiciaire dans l'affaire Bastide, une promesse d'embauche comme barman dans un bar de Sète.

Contrôle judiciaire rejeté

Un contrôle judiciaire qui a été rejeté par la chambre de l'instruction, laquelle a suivi les réquisitions du parquet. Le suspect reste en détention provisoire.