Plus de 2 000 hectares de la forêt de Fontainebleau ont été ravagés par des incendies qui se sont déclarés les 12 et 13 juillet. Officiellement éteints le 29 août, ces feux ont laissé des dégâts considérables. Dans les zones les plus touchées, les troncs des arbres sont noircis sur plusieurs mètres de hauteur. Le déblaiement des arbres morts a déjà commencé, à l’aide d’un abatteuse, une machine spécialisée dans l’abattage. « Quand les zones brûlées rouvriront, les visiteurs auront un aspect terrible sous les yeux », a déclaré Thomas Legout, responsable du dialogue forêt-société à l’Office national des forêts (ONF). Le premier feu a pris dans la forêt des Trois-Pignons le 12 juillet, et un second s’est déclenché le lendemain dans le secteur de la Faisanderie. C’est la première fois que la forêt subissait un incendie d’une telle ampleur. Dans le secteur rocheux de la Faisanderie, des arbres morts aux feuilles calcinées se distinguent de loin. Sur les sentiers forestiers, les randonneurs marchent encore sur une couche de suie, avec, par endroits, une odeur persistante de matière brûlée.
Depuis le 1er septembre, 90 % de la forêt a rouvert au public, mais les zones les plus dangereuses restent fermées jusqu’à la fin de l’année au moins. Cette mesure vise à garantir la sécurité, car des arbres morts ou affaiblis peuvent s’écrouler au moindre coup de vent, un risque qui pourrait s’aggraver avec les pluies et les tempêtes automnales. « La priorité est de sécuriser les 120 kilomètres de routes forestières dans la zone sinistrée », a expliqué Sophie David, cheffe du service environnement de l’ONF. Des patrouilles quotidiennes, menées par les forces de l’ordre, l’ONF et l’Office français de la biodiversité (OFB), sont en place, et des amendes sont infligées aux contrevenants. « Il n’y a aucune tolérance, car les personnes qui s’y aventurent mettent leur vie en danger, ce n’est pas une légende », a-t-elle souligné.
Les agents de l’ONF ont commencé à inspecter les arbres un à un. Ceux qui sont morts ou présentent un danger sont marqués d’une croix rouge et abattus. Cette démarche permet aussi de limiter la propagation d’insectes nuisibles comme les scolytes, qui prolifèrent dans les arbres affaiblis. Les conséquences de l’incendie se voient dans les troncs et les racines noircis. Ce qui rend l’incendie de Fontainebleau particulier, c’est qu’il a brûlé dans un sol sableux contenant de la matière organique, elle aussi inflammable. Cela a pu endommager les racines des arbres, perturber leur réseau de sève et les tuer.
L’ONF privilégie la régénération naturelle, soutenue par le travail des forestiers. « Nous misons sur la dynamique de la forêt, nous ne replantons pas systématiquement après un incendie », a précisé Guillaume Larrière, responsable de la communication de l’ONF. En 2018, un incendie avait ravagé quatre hectares à Fontainebleau, et avec le temps, la végétation était revenue. Des arbres vivants ont fourni des graines, des ajoncs ont poussé en couverture du sol, et des bouleaux et des pins ont recolonisé le secteur.
Une régénération naturelle s’observe déjà dans la zone brûlée de la Faisanderie, où quelques touffes vertes commencent à repousser et où une partie de la faune revient. Le contraste entre les feuilles orange-brun, le sol gris et les jeunes fougères d’un vert éclatant est saisissant. Par endroits, de jeunes pousses de pins et de chênes percent le sol. « Cela montre qu’il reste des graines dans le sol, c’est plutôt rassurant », a noté Sophie David. L’avenir de la forêt doit aussi prendre en compte les effets du changement climatique, qui multiplie les risques d’incendies, de canicules et de sécheresses. L’été 2026 l’a démontré, et ses conséquences sont visibles dans la forêt de Fontainebleau. Une fois la repousse naturelle engagée, il sera possible de sélectionner les espèces d’arbres les plus adaptées à soutenir, selon Alexandre Butin, adjoint au responsable territorial du massif de Fontainebleau. Dans les zones où rien ne repousse, des espèces plus résistantes, comme le chêne pubescent, sont envisagées.
Incendies dans la forêt de Fontainebleau : dégâts et efforts de récupération
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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