Les données personnelles des Français circulent largement sur le dark web, les systèmes publics peinent à se protéger et des poursuites visent Brixhub.
Données françaises sur le darknet
Le général André Petillot a affirmé qu'environ 80 % des citoyens français ont leurs données personnelles en vente sur le darknet, une partie cachée d'internet accessible uniquement avec un logiciel spécifique. Ces données comprennent les adresses, les numéros de téléphone, les adresses électroniques et les informations de santé, qui peuvent servir à la fraude et à l'usurpation d'identité.Les risques du darknet mis en lumière
Lors des Rencontres stratégiques de la Méditerranée, à Toulon, le 8 octobre 2026, le général Petillot a averti que certaines personnes ont l'intégralité de leurs informations personnelles accessibles sur ce réseau clandestin. Ces données peuvent servir à établir de fausses demandes de crédit et à commettre d'autres formes de fraude, ce qui représente des risques importants pour la vie privée et la sécurité.Les systèmes publics à la traîne
Hugues Foulon, directeur général d'Orange Cyberdefense, a souligné que les systèmes publics français ne sont pas suffisamment protégés dans un monde numérique en constante évolution. Il a rappelé que plusieurs institutions publiques ont été ciblées récemment, notamment l'administration fiscale, victime d'une importante attaque informatique à l'été 2026.Fuites de données en France
Une étude de Surfshark publiée en juillet 2026 a révélé que la France est le pays européen le plus touché par les fuites de données. Au premier semestre 2026, 43,4 millions de comptes ont été compromis, soit une hausse de 62 % par rapport à la même période en 2025. Cela illustre la menace croissante des cyberattaques dans le pays.Action en justice contre Brixhub
Le 12 octobre 2026, la ministre déléguée chargée du Numérique a annoncé des poursuites judiciaires contre Brixhub, un site gratuit fonctionnant comme un annuaire inversé, qui permet aux internautes de trouver des informations personnelles en saisissant un nom. Le site propose également de supprimer les données moyennant paiement, une pratique jugée inefficace par les experts en cybersécurité.Des sources de données publiques critiquées
L'avocat Yann-Maël Larher a qualifié Brixhub d'escroquerie, soulignant que la moitié de ses données provient de plateformes publiques comme France Connect et France Travail. Il a reproché au gouvernement de ne pas protéger les données des citoyens, affirmant que les systèmes publics sont les plus vulnérables et détiennent des informations sensibles, comme les numéros de sécurité sociale.Des personnes touchées par Brixhub
Plusieurs utilisateurs ont découvert leurs informations personnelles sur Brixhub. Alice y a trouvé son numéro de sécurité sociale, tandis que Julie a découvert les coordonnées de sa famille. Kylian s'est montré résigné, expliquant qu'une fois en ligne, il est impossible d'échapper à l'exposition de ses données personnelles.Recommandations en matière de cybersécurité
Benoît Grünemwald a conseillé aux internautes de faire preuve de prudence en ligne, en suggérant de choisir soigneusement leur adresse électronique, d'utiliser des mots de passe robustes gérés par un gestionnaire de mots de passe, et d'activer l'authentification à deux facteurs. Celle-ci ajoute une couche de sécurité supplémentaire en exigeant, pour se connecter, un code à six chiffres qui change régulièrement, ce qui complique l'accès aux comptes pour les cybercriminels.