L'exposition 'Geste de consolation' d'Alice Diop explore l'identité et la représentation à travers l'art, la littérature et la performance à Art Basel Paris.
Alice Diop présente son travail à Art Basel Paris
Alice Diop est invitée par Miuccia Prada à présenter son travail au Palais d'Iéna, dans le cadre d'Art Basel Paris, du 21 au 25 octobre. Cet événement fait partie du programme public de la foire d'art et met en lumière l'approche pluridisciplinaire de Diop en matière d'art et de culture.Titre et thèmes de l'exposition
L'exposition, intitulée Geste de consolation, explore les débats contemporains qui considèrent la différence comme une menace. Elle interroge la manière dont les corps sont représentés dans l'art et dans la société, à travers un ensemble de supports comprenant la photographie, la littérature, la danse et la musique.Scénographie et cadre
Le Palais d'Iéna est décrit comme ressemblant à un plateau de cinéma, avec un sol parme et des rideaux de verre brun. Ce cadre crée un environnement immersif pour l'exposition, qui vise à inviter les visiteurs à une réflexion plus profonde sur l'identité et la représentation.Photographie d'ouverture et artiste
L'exposition s'ouvre sur une photographie en noir et blanc de Zanele Muholi, artiste et militante sud-africaine. L'image montre une femme noire nue, allongée sur un lit, qui se regarde dans un miroir. Muholi est connue pour documenter les communautés LGBTQIA+ noires à travers son travail visuel.Le point de vue de Diop et la portée du projet
Alice Diop, qui ne se considère pas comme une artiste conceptuelle, a accepté l'invitation en raison de son admiration pour la vision de Miuccia Prada. Elle décrit le projet comme un « grand risque » et un nouveau chapitre de son parcours créatif, soulignant son caractère audacieux et novateur.Première partie de l'exposition
La première partie de l'exposition comprend une installation vidéo de Diop qui confronte les visiteurs à des images coloniales historiques ayant classé, fétichisé et déshumanisé les corps noirs. Cette section invite le public à réfléchir à l'héritage du colonialisme et à son impact sur l'identité contemporaine.Second espace et bibliothèque
Le second espace accueille une bibliothèque immersive de plus de 300 livres, inspirée de la collection personnelle de Diop. Cette bibliothèque permet aux visiteurs de découvrir les œuvres d'artistes et de penseurs noirs, queers et d'autres horizons, mettant en avant des voix et des perspectives diverses.Troisième espace et performances
Le troisième espace est consacré aux corps et aux voix, avec des lectures, des concerts et des performances. Parmi elles se distingue celle de la chorégraphe Nadia Beugré, inspirée des danses des personnes trans et queers d'Abidjan, connues sous le nom de « foules ».Partie finale et sculpture
La partie finale de l'exposition comprend une sculpture monumentale en bronze intitulée Sentinel (Mami Wata), de Simone Leigh. L'œuvre s'inspire d'une figure de divinité des eaux d'Afrique de l'Ouest, reliant l'exposition à des thèmes plus larges de patrimoine culturel et d'identité.Financement et réflexion culturelle
Diop souligne que des fonds publics ont soutenu ses films, mais que le financement de la recherche artistique a été considérablement réduit. Elle se demande si le gouvernement français n'a pas sous-estimé l'importance de la culture, qui aide les sociétés à raconter leurs histoires et à remettre en question les récits dominants.Dates de l'exposition et accessibilité
L'exposition sera ouverte au public du 21 au 25 octobre 2026, au Palais d'Iéna. Elle vise à mettre en lumière des artistes et des récits sous-représentés, en offrant une plateforme aux perspectives féministes, antiracistes, queers et postcoloniales.