Damien Bonnard, acteur de 48 ans et multiple fois nominé aux récompenses, est parrain de la Effervescence pour la quatrième année consécutive. Le festival, qui se déroule jusqu'au 5 octobre, se concentre sur des thèmes liés aux "cinq sens" et propose une variété de films, allant des courts métrages au cinéma d'archives, incluant des premières mondiales et des ateliers de maîtrise. Le programme de cette année inclut Les Chaillées de l'enfer de Léo Boudet et Le Son des souvenirs d'Oliver Hermanus, parmi d'autres. Bonnard se décrit lui-même comme un "accompagnateur", un rôle qui relie les professionnels du cinéma au festival. Sur son invitation, Gérard Lanvin rejoindra Bonnard pour présenter Rédemptions, un film québécois réalisé par Luc Picard, dans lequel les deux acteurs jouent. Le même jour, Robert Guédiguian et Ariane Ascaride présenteront la première de Une femme aujourd’hui, un film qui sortira en salles le 21 octobre. Bonnard a également choisi de mettre en lumière la comédie Carla et moi (2024), réalisée par le cinéaste basé à New York Nathan Silver. Les deux avaient précédemment collaboré sur Thirst Street en 2017, et Bonnard a sélectionné ce film pour mettre en avant une œuvre peu diffusée. Le lien de Bonnard avec le festival Effervescence est profondément personnel. Il a grandi près de Mâcon, une ville de l'est de la France, et se souvient avoir été initié au cinéma grâce à des séances locales. Enfant, lui et son frère faisaient des accords avec la salle de cinéma locale, plaçant des matériaux promotionnels sur les pare-brise des voitures en échange de billets gratuits. Bien qu'il voyage désormais beaucoup pour sa carrière, Bonnard retourne toujours à ses origines, assistant à des projections de films dans la région lorsqu'il sort un nouveau film. Il apprécie particulièrement le festival Effervescence pour son accessibilité et son ouverture, accueillant un public allant des 14 aux 102 ans. « Tout le monde peut parler, que ce soit des acteurs, des festivaliers ou des réalisateurs », explique Bonnard. Le festival encourage des échanges et des discussions ouvertes entre le public et les réalisateurs, qui se poursuivent même après la fin de la projection. Pour Bonnard, le cinéma n'est pas seulement une forme d'art, mais une expérience partagée et conviviale.