Lors des semaines de la mode printemps-été 2027, les tendances beauté ont mêlé créativité artistique et innovation subtile. À New York, la marque Eckhaus Latta a expérimenté un fard à joues et à front irisé, tandis qu’à Milan, Gucci a joué un rôle clé dans l’élaboration des tendances. À Paris, l’accent a été mis sur une beauté plus raffinée, avec des looks naturels mais artistiques, des nuances pastel et des effets estompés. Des créateurs comme Dior et Cecilie Bahnsen ont privilégié l’élégance et la discrétion dans leurs choix de maquillage. L’esthétique de la « clean girl », connue pour son minimalisme, a gagné en audace artistique, tandis qu’un style plus excentrique a adopté un maquillage proche de la caricature. Une tendance marquante lors de la Semaine de la mode de Paris a été le retour du style « chanelcroissant », inspiré d’une peinture de Pablo Picasso et initialement conçu pour le défilé haute couture Chanel 2016 par le coiffeur Sam McKnight. Ce look, réinventé par Matthieu Blazy, présentait des volumes architecturaux audacieux évoquant la mariée de Frankenstein et l’actrice française Catherine Deneuve. Les lèvres étaient soit nues, soit rouges, avec des tons frais et doux créés par Lucia Pieroni, la nouvelle directrice artistique du maquillage Chanel. Chez Cecilie Bahnsen, des lèvres scintillantes ont capté l’esprit actuel avec élégance, tandis que la créatrice Hodakova a présenté un effet trompe-l’œil avec des paupières mi-closes, s’inspirant du monde maritime et interrogeant la responsabilité humaine envers la nature. Ce look a été dévoilé à l’Institut suédois du Marais, accompagné d’un extrait de la bande originale de Le Grand Bleu, un film français de 1988 réalisé par Luc Besson. Chez Dior, Peter Philips a imaginé un maquillage inspiré de la peau d’un surfeur, utilisant des fils d’argent et des paillettes pour souligner les cils et créer un effet d’aile éblouissant. Le maquillage de Dries Van Noten a mis en valeur des lèvres passant du rouge au lilas, renouant avec la dimension ludique du maquillage. Prada a mis en avant une peau nue et des cheveux ébouriffés, symboles de l’époque actuelle, tandis que la manucure Miu Miu, avec son vernis débordant, a rendu hommage avec humour aux imperfections du quotidien. La tendance des coiffures visibles avec élastiques et légèrement négligées a été observée chez des marques comme Burberry, Onitsuka Tiger, Max Mara, Lanvin, Calvin Klein, Zimmermann, Missoni et Ermanno Scervino. Ces coiffures reflétaient une approche moderne de l’imperfection, privilégiant les gestes fonctionnels plutôt qu’un style parfait. L’esthétique de la « messy girl », caractérisée par des mèches couvrant partiellement le visage et des textures semblant négligées mais presque parfaites, exigeait en réalité plus d’efforts qu’un brushing traditionnel. Les semaines de la mode printemps-été 2027 ont mis en lumière une beauté à la fois artistique et accessible, avec des looks inspirants pour la vie quotidienne. Les vagues légèrement ébouriffées de Luisa Spagnoli et le maquillage éthéré de Chloé ont été perçus comme idéaux pour un usage quotidien. Les reflets bleu argenté de Blumarine, visibles sur les paupières, pouvaient facilement s’assortir à une tenue décontractée. Ces tendances ont souligné le rôle de la mode et de la beauté dans l’inspiration, tant des rêves que des expressions du quotidien.