Le tribunal suspend l'interdiction de manifester

Le tribunal administratif a suspendu un arrêté pris par la préfecture de police de Paris (PP) qui visait à interdire une manifestation organisée par Interfac Île-de-France. La manifestation, initialement prévue jeudi, aura finalement bien lieu comme prévu.

Détails et lieu de la manifestation

L'événement, organisé par Interfac, débutera à 14 heures entre la Pitié-Salpêtrière et la Bastille. Il réunit des étudiants issus des assemblées générales universitaires et devrait attirer une foule importante.

Motifs de l'interdiction et de sa suspension

La PP avait pris l'arrêté mercredi pour interdire la manifestation, invoquant l'« incapacité de l'organisateur à empêcher des actes de violence ». Cette inquiétude reposait sur des rassemblements précédents. Toutefois, l'arrêté a été suspendu à l'issue d'une audience du juge des référés du tribunal administratif, dont le raisonnement n'a pas été communiqué.

Les membres d'Interfac se préparent à la manifestation

Des membres d'Interfac ont été signalés en route vers le point de rendez-vous de la manifestation. Coppélia Moreau, membre du groupe, a déclaré que l'interdiction constituait une tentative de « toucher au droit même de manifester » et que le groupe la contestait afin d'empêcher le gouvernement d'utiliser la répression pour peser sur la mobilisation.

Moreau souligne l'ampleur de la mobilisation

Mme Moreau a insisté sur le fait que le gouvernement doit reconnaître le caractère « massif » de la mobilisation, qui comprend de jeunes étudiants et des lycéens non organisés et non syndiqués. Elle a noté que les mobilisations rassemblent des syndiqués, des militants politiques et des personnes participant à leur premier événement de ce type, ce qui, selon elle, montre que le gouvernement a « peur de ça ».