Un sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) de la Force océanique stratégique (Fost) a procédé mardi à un tir d’essai d’un missile balistique stratégique M51, non équipé d’ogive nucléaire. Le SNLE Long mesure 138 mètres de long et 12,5 mètres de large. La Fost constitue l’un des deux piliers de la dissuasion nucléaire française, aux côtés des Forces aériennes stratégiques (FAS). Elle garantit à la France une capacité de seconde frappe, c’est-à-dire la possibilité de riposter même après une attaque nucléaire. Ce tir d’essai intervient après une période de maintenance appelée Iper, effectuée tous les dix ans sur la base de l’Île-Longue, en Finistère. Cette base, située sur la presqu’île de Crozon, emploie près de 2 500 personnes, militaires et civils, pour soutenir les SNLE.
Lors de la phase Iper, les armes et le combustible nucléaire sont retirés des sous-marins, permettant d’effectuer des opérations de maintenance préventive et corrective sur l’ensemble des systèmes, notamment ceux liés à la production d’énergie et à la propulsion. Les quatre SNLE actuels de la classe Le Triomphant (Le Triomphant, Le Téméraire, Le Vigilant et Le Terrible) doivent progressivement être remplacés par quatre nouveaux SNLE de la classe L’Invincible à partir de 2037. Ces sous-marins de troisième génération seront plus imposants, avec une longueur comprise entre 147 et 150 mètres, et intégreront des caractéristiques avancées comme une furtivité améliorée, des systèmes de détection plus performants et une signature magnétique réduite. Le premier de ces nouveaux bâtiments, L’Invincible, devrait être lancé en 2036 et livré d’ici fin 2037, les trois autres devant suivre tous les cinq ans. Les SNLE 3G assureront les missions de dissuasion jusqu’à la fin des années 2080.
Le président Emmanuel Macron a commenté mardi sur le réseau X cette capacité de dissuasion nucléaire, soulignant qu’elle protège la France et continuera de le faire. Il a évoqué le tir d’essai d’un missile M51.3 par le SNLE Le Vigilant. Selon la doctrine officielle, au moins un SNLE doit être en patrouille en permanence. Les SNLE assurent depuis 1972 une présence constante de la dissuasion nucléaire en mer.
Les sous-marins nucléaires d’attaque (SNA), quant à eux, ne transportent pas d’armes stratégiques mais sont dotés d’une propulsion nucléaire. Leurs missions incluent le soutien aux opérations de dissuasion, l’escorte d’unités de valeur, la collecte de renseignements et la lutte sous-marine. Ils peuvent accompagner le porte-avions Charles-de-Gaulle lors de ses déploiements. Les SNA actuels de la classe Suffren remplacent les anciens bâtiments de la classe Rubis, mis en service à partir des années 1980. Trois nouveaux SNA — Suffren, Duguay-Trouin et Tourville — ont déjà été livrés, tandis qu’un quatrième, De Grasse, doit l’être d’ici la fin de l’année. Les deux derniers de la série, Rubis et Casabianca, sont en construction et devraient être livrés d’ici 2030. Ces nouveaux SNA sont plus longs que leurs prédécesseurs et équipés d’armements plus modernes, incluant des tubes lance-torpilles, des missiles anti-navires et des missiles de croisière. Ils sont également décrits comme plus rapides, plus endurants et plus polyvalents que la génération précédente.
Un sous-marin nucléaire français effectue un essai de missile dans le cadre de ses efforts de modernisation
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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