La technologie MXC (Microsoft Execution Containers), présentée pour la première fois en juin de l’année dernière, est désormais disponible dans sa version stable. L’entreprise a détaillé comment ce système permet de restreindre l’accès des agents d’intelligence artificielle aux fichiers, aux applications et aux réseaux. Depuis près d’un an, Microsoft développe des environnements isolés permettant aux agents d’IA d’exécuter des tâches sans disposer d’un accès complet au système de l’utilisateur. Après l’introduction de Agent Workspace, qui créait une session Windows distincte pour les agents d’IA, MXC a été lancé en juin 2023 comme une solution plus flexible et sécurisée, offrant plusieurs niveaux d’isolation et de contrôles d’accès adaptés à des tâches spécifiques. Microsoft a désormais officiellement annoncé la disponibilité générale de MXC sur Windows 11, confirmant son support par des outils comme GitHub Copilot et OpenAI Codex.
Avec MXC, les développeurs peuvent définir les ressources auxquelles un agent d’IA a accès, et le système d’exploitation applique ces restrictions. Par exemple, un agent chargé de modifier le code d’un site web peut être autorisé à travailler sur les fichiers du projet sans avoir accès aux documents personnels de l’utilisateur, ou il peut lire la configuration d’un serveur sans pouvoir la modifier. Selon la nature de la tâche et le niveau d’isolation requis, MXC propose quatre types de conteneurs.
Les conteneurs de processus, l’option la plus simple, fonctionnent sur Windows 11, macOS et Linux. Ils sont optimisés pour la réactivité, par exemple pour exécuter du code généré par l’IA. Les conteneurs de session, disponibles uniquement sur Windows, utilisent un compte et un environnement graphique distincts, isolant le bureau et le presse-papiers de la session de l’utilisateur. Cela permet aux agents d’effectuer des tâches prolongées et d’interagir avec des applications sans perturber la session principale. D’autres types de conteneurs incluent ceux basés sur WSL pour exécuter des environnements de développement Linux sur Windows 11, et microVM, une option expérimentale qui utilise la virtualisation matérielle pour mieux isoler les opérations à haut risque. Les développeurs définissent les autorisations dans une configuration JSON partagée entre les plateformes, et MXC applique la méthode d’isolation appropriée pour le conteneur sélectionné, garantissant que les agents ne peuvent pas modifier leurs propres permissions.
Déterminer les bonnes autorisations peut nécessiter quelques essais, car un agent pourrait être bloqué s’il n’a pas accès à un fichier ou à un service critique. Pour aider les développeurs à affiner leurs règles, MXC propose trois modes de fonctionnement. Le mode Application stricte bloque les opérations non autorisées, tandis que le mode Apprentissage applique les mêmes restrictions mais enregistre les tentatives d’accès refusées dans un rapport JSON. Le mode Permissif permet à ces opérations de se poursuivre tout en les enregistrant, aidant les développeurs à identifier les ressources nécessaires avant d’appliquer des règles plus strictes. Cependant, ce mode ne contourne pas les autres protections du système, et les rapports d’activité sont actuellement limités aux conteneurs de processus sur Windows.
Microsoft prépare également des outils pour une utilisation en entreprise. Bientôt, les administrateurs pourront utiliser Intune pour définir leurs propres restrictions sur les conteneurs de processus sous Windows 11, indépendamment des autorisations définies par les développeurs. Windows utilisera également Microsoft Entra pour différencier les actions entreprises par des agents d’IA de celles effectuées par les utilisateurs. Agent 365 permettra de suivre les activités des agents et d’intervenir individuellement en cas de problème. Si un agent est compromis, les équipes de sécurité pourront limiter son accès sans perturber le travail de l’utilisateur.
Plusieurs outils prennent déjà en charge MXC, notamment GitHub Copilot, OpenAI Codex, OpenClaw, Replit, LM Studio et Unsloth AI. NVIDIA a également intégré OpenShell à MXC pour renforcer les contrôles d’accès aux fichiers et aux services d’inférence, améliorer les protections réseau et gérer les identifiants. D’autres entreprises, comme Anthropic avec Claude Code, Manus, Perplexity et Raycast, devraient suivre. Cependant, ces protections ne s’appliquent pas automatiquement à tous les agents d’IA sous Windows 11 ; elles dépendent de l’intégration de MXC dans les applications concernées et des tâches spécifiques isolées.
Microsoft lance une version stable des conteneurs d'exécution pour restreindre l'accès des agents IA
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Clubic



