Le maire de Cannes et candidat à la présidentielle réagit vivement à la question d'un militant sur le massacre de 1961, suscitant un débat politique.
Le maire de Cannes répond à une question d'une militante
Le maire de Cannes, candidat à la présidence, a répondu à une question de Lola-Fleur Whittaker, militante de gauche, par l'expression « j'en ai rien à foutre » lors d'une intervention en direct sur LCI. Cette expression signifie « je m'en moque » et répondait à la question de Whittaker sur le massacre de 1961 à Paris, un événement survenu pendant la période coloniale française.Contexte de la question historique
Whittaker, présentée comme une étudiante proche du parti de gauche LFI, a interrogé le maire sur le massacre du 17 octobre 1961, au cours duquel la police française a tué des dizaines de manifestants algériens. Le maire, Christian Lisnard, a répondu qu'il « n'était pas né » à l'époque et a évoqué l'indépendance de l'Algérie, obtenue en 1962.Le point de vue du maire sur l'échange
La réponse de Lisnard a été interprétée comme un signe de frustration, peut-être parce qu'il estimait que Whittaker cherchait à le piéger dans une discussion sur des événements qu'il n'avait pas vécus personnellement. L'article suggère que Lisnard, qui maîtrise bien l'histoire, était conscient de l'importance du 17 octobre mais a choisi de ne pas poursuivre le débat.Les implications politiques de la réponse
L'échange a été perçu comme dépassant le sujet immédiat, Lisnard exprimant son agacement face à ce qu'il considère comme la tendance de la gauche à revenir sans cesse sur des événements historiques pour appuyer ses positions politiques. Il estime que la droite devrait également interroger l'admiration de la gauche pour des groupes et des régimes révolutionnaires responsables de nombreux morts.Le rejet de la culpabilité historique
L'article a interprété la réponse de Lisnard comme un signe de soulagement, qui lui permettrait de se libérer d'un cadre historique qui a longtemps contraint le camp conservateur. Sa déclaration a été perçue comme une petite révolution contre la culpabilité présumée de la gauche et contre le malaise qui persiste, un fardeau qui, selon lui, pesait injustement sur les conservateurs.