Dans sa nouvelle bande dessinée L'Insensé, le dessinateur français Manu Larcenet explore la vie d’un auteur de BD reclus et malade, abordant les thèmes de la santé mentale et de l’expression artistique. Diagnostiqué bipolaire, Larcenet explique comment la création artistique est devenue pour lui une forme de guérison. Il a déjà adapté La Route de Cormac McCarthy en bande dessinée et vu l’une de ses œuvres, Le Combat Ordinaire, portée à l’écran. Malgré ces réalisations, il se montre critique envers une partie de sa propre bibliographie, même s’il est particulièrement fier de L'Insensé.
Larcenet précise que le protagoniste de L'Insensé n’est pas entièrement inspiré de lui-même, mais incarne une partie de son être, à l’image de son précédent travail Blast. Il explique avoir ressenti le besoin de capturer sa « noirceur » dans Blast avant qu’elle ne s’estompe, et considère aujourd’hui que le moment était venu de créer L'Insensé avec l’expérience accumulée au fil des années. Il rend hommage à plusieurs artistes ayant influencé son travail, parmi lesquels Franquin, Cosey, Blutch, Goossens, Fred et Munoz. L’apparence du personnage principal s’inspire d’un documentaire sur Hayao Miyazaki, le célèbre réalisateur japonais connu pour des œuvres comme Le Voyage de Chihiro et Mon Voisin Totoro.
L’auteur évoque l’évolution de ses méthodes de travail, soulignant qu’il accorde désormais plus d’importance au dessin, qu’il jugeait autrefois secondaire par rapport au récit ou à l’atmosphère. Initialement, il souhaitait devenir scénariste de bande dessinée, mais a endossé le rôle de dessinateur faute de collaborateurs. Lors de l’adaptation de La Route, il a pris conscience de la nécessité d’améliorer sa maîtrise de l’anatomie et s’y est consacré avec assiduité. Il confie aussi son aversion pour le papier, qu’il compare à du « bâton de craie sur un tableau noir », et la redécouverte du plaisir de dessiner grâce à une tablette graphique, évoquant un souvenir d’enfance où il utilisait une grande plaque de verre comme support.
Larcenet décrit son atelier à la campagne, qu’il trouve inspirant et qui lui rappelle une visite effectuée pendant la canicule de 1976. Il se réjouit de pouvoir y dessiner toute la journée dans un cadre aussi apaisant. Il a également expérimenté l’aquarelle sur peinture à l’huile, bien qu’il reconnaisse que cette technique n’est pas réalisable en pratique. L’auteur révèle que ses études artistiques ont débuté peu après son diagnostic de trouble bipolaire. Les cours d’art lui ont offert un refuge et l’ont aidé à mieux gérer ses difficultés psychologiques. Il insiste sur le rôle de l’art comme exutoire, capable de canaliser ses pensées et d’éviter que son esprit ne s’égare. Il évoque aussi un souvenir d’enfance où la découverte des travaux d’un vieil homme a profondément modifié sa perception de l’art et de la réussite.
Enfin, Larcenet aborde son parcours thérapeutique et son traitement du trouble bipolaire, précisant qu’il suit une thérapie depuis quarante ans. Il évoque ses anciens combats contre la toxicomanie et la stabilité retrouvée grâce à sa rencontre avec son épouse. Il conseille aux personnes souffrant de troubles bipolaires ou de troubles de la personnalité que la maladie ne disparaît pas, mais peut s’atténuer avec le temps. L'Insensé de Manu Larcenet est publié par Dargaud, compte 176 pages et est vendu 27 € en librairie.
Le nouveau comic de Manu Larcenet explore santé mentale et parcours artistique
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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