Le déficit commercial de la France se réduit en août 2026 avec la baisse des importations, mais le déficit sur 12 mois se creuse. L'aéronautique et l'automobile peinent, la chimie et l'électronique résistent.
Légère amélioration du déficit commercial mensuel
Le service statistique des douanes a annoncé le 7 octobre que le déficit commercial de la France pour août 2026 s'élevait à 6,1 milliards d'euros, soit une amélioration de 0,5 milliard d'euros par rapport à juillet. Cette amélioration s'explique principalement par une baisse des importations, en recul de 0,9 milliard d'euros, alors que les exportations ont reculé de 0,4 milliard d'euros.Aggravation du déficit annuel
Sur la période de douze mois allant de septembre 2025 à août 2026, les exportations de la France ont totalisé 639,6 milliards d'euros, tandis que les importations ont atteint 702,2 milliards d'euros, ce qui donne un déficit cumulé de 62,7 milliards d'euros. Il s'agit d'une aggravation par rapport à la même période de 2025, où le déficit s'élevait à 65,5 milliards d'euros.Recul des exportations porté par les matériels de transport
Les matériels de transport ont représenté l'essentiel du recul des exportations en août, avec une baisse des ventes de 0,6 milliard d'euros. Les seuls produits aéronautiques et spatiaux ont enregistré une diminution de 0,4 milliard d'euros, principalement en raison de moindres livraisons vers les Émirats arabes unis, le Qatar et l'Arabie saoudite. Les exportations vers le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord ont reculé de 1 milliard d'euros sur le mois.Le secteur aéronautique et spatial reste excédentaire
Malgré le recul des exportations, le secteur aéronautique et spatial est resté excédentaire en août. La France a exporté pour 5,9 milliards d'euros de produits de ce secteur, contre des importations de 3,4 milliards d'euros. Ces chiffres excluent toutefois les équipements militaires et incluent le coût, l'assurance et le fret dans la valeur des importations, ce qui les rend différents des soldes commerciaux globaux.Certains secteurs font preuve de résilience
Sur une période plus longue, les secteurs aéronautique et automobile ont enregistré des reculs, avec des soldes en dégradation de 1,3 milliard d'euros et de 1,5 milliard d'euros respectivement. En revanche, d'autres secteurs comme la chimie, les parfums et les cosmétiques ont progressé, avec des exportations totalisant 6,6 milliards d'euros en août. Leur solde commercial est resté excédentaire de 1,3 milliard d'euros.Les échanges énergétiques reflètent les variations de prix et de volumes
Les données douanières montrent que les chiffres du commerce extérieur combinent les effets des variations de quantités et de prix. Par exemple, en août, la baisse des importations d'hydrocarbures naturels s'explique par des volumes plus faibles, malgré la hausse des prix. De même, pour le gaz exporté, la baisse des volumes a plus que compensé la hausse des prix.Des tendances contrastées avec les principaux partenaires
Les exportations vers les États-Unis et l'Union européenne ont augmenté en août, tandis que les ventes vers l'Asie, en particulier le Japon, ont diminué. Les échanges avec la Chine, Hong Kong inclus, présentent des tendances opposées : les exportations ont progressé de 2,4 milliards d'euros, mais les importations ont augmenté davantage, de 3,3 milliards d'euros. Ces évolutions traduisent des dynamiques commerciales et régionales en mutation.