Chaque automne, à leur retour à l’entraînement après l’été, de nombreux athlètes souffrent de courbatures, de blessures aux tendons ou encore de fasciites plantaires. Ces problèmes surviennent souvent en raison d’une reprise trop brutale de l’activité physique après une longue pause. Un traumatologue du sport en Espagne soulignait en octobre 2026 que ces blessures sont largement évitables avec une reprise plus progressive.
Lorsqu’une personne reprend le sport après une période d’inactivité, ses muscles et ses tendons ne sont pas immédiatement prêts à supporter l’effort. Cela vaut aussi bien pour les athlètes expérimentés que pour les débutants, dès leurs premières séances. Le retour à l’entraînement sollicite souvent des groupes musculaires encore affaiblis, provoquant crampes et douleurs intenses, notamment au niveau des mollets, des quadriceps et des ischio-jambiers. Les tendons d’Achille, rotuliens ou de la coiffe des rotateurs peuvent aussi développer des tendinopathies, tandis que le bas du dos, les genoux et les chevilles deviennent douloureux.
La cause principale de ces blessures n’est pas forcément un mauvais mouvement, mais plutôt une surcharge de l’organisme. Juanjo López, traumatologue du sport et médecin du joueur de tennis Carlos Alcaraz, expliquait début octobre que muscles, tendons et articulations sont souvent mal préparés à l’augmentation brutale du stress. Sans entraînement régulier pendant l’été, les tissus du corps perdent leur capacité à résister aux exigences physiques. Quand une personne en fait trop, trop vite, son organisme ne suit pas, et la blessure survient.
Pour éviter ces problèmes, une reprise progressive est indispensable. Deux à trois semaines de transition suffisent généralement pour que le corps se réadapte. Pendant cette période, la fréquence des séances doit augmenter progressivement, tout comme l’intensité de l’effort. Les exercices qui sollicitent l’ensemble de la musculature avec une bonne technique sont plus efficaces que les mouvements lourds isolés. Un échauffement actif, basé sur le mouvement plutôt que sur des étirements statiques, prépare mieux les articulations en élevant la température musculaire et en améliorant la lubrification des tendons. Des exercices de mobilité en début de séance aident aussi les muscles et les tendons à mieux supporter la charge. Négliger ces étapes peut entraîner une sollicitation directe des fibres musculaires.
La récupération est tout aussi importante que l’entraînement lui-même. Le repos et un sommeil de qualité permettent aux tissus de se réparer et de s’adapter. Ce « travail invisible » est crucial, car sans lui, les micro-lésions risquent de ne pas bien cicatriser, favorisant l’accumulation de fatigue. Par ailleurs, la plante des pieds abrite de nombreux récepteurs sensoriels qui aident le cerveau à percevoir la position du corps et l’équilibre. Des chaussures à semelles trop épaisses ou rigides peuvent isoler ces capteurs, réduisant la stabilité et augmentant le risque de mauvais mouvements lors des exercices de force. À l’inverse, des semelles fines et souples favorisent un meilleur contact avec le sol, ce qui encourage une foulée naturelle et améliore l’équilibre ainsi que la posture pendant l’effort.
La reprise des sports d'automne liée aux blessures musculaires et tendineuses
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche



