Le lundi 5 octobre 2026, soit le 1 685ᵉ jour du conflit entre la Russie et l’Ukraine, un nouveau bombardement meurtrier a frappé Kharkiv, deuxième ville la plus peuplée d’Ukraine, située dans le nord-est du pays. Selon le gouverneur régional, au moins cinq personnes ont péri et trente autres ont été blessées lors de frappes aériennes russes utilisant des bombes guidées, dont trois dans un état critique. Les forces russes auraient ciblé Kharkiv, près de la frontière avec la Russie et de la ligne de front, avec trois bombes aériennes qui ont touché une zone industrielle ainsi qu’un immeuble d’habitation. Cet assaut s’ajoute aux tensions et destructions persistantes dans une région marquée par une activité militaire fréquente depuis le début de la guerre. Le président français Emmanuel Macron a dénoncé le « choix irresponsable » de la Russie d’intensifier ses frappes contre les infrastructures et les cibles civiles en Ukraine, affirmant que la France ne céderait ni à l’intimidation ni à l’escalade. Il a souligné que le temps joue contre Moscou. Ces déclarations interviennent alors que l’inquiétude grandit à l’international face à l’augmentation des attaques contre les zones civiles et les infrastructures essentielles, alimentant les craintes d’une déstabilisation accrue dans la région. L’Ukraine a commencé à intercepter des drones de réaction russes à l’aide de mitrailleuses lourdes montées sur des tourelles guidées par intelligence artificielle. Selon Iouri Ignat, porte-parole de l’armée de l’air ukrainienne, ces tourelles robotisées sont installées sur des ponts. Ces dispositifs ont déjà abattu des drones de réaction près de Kiev, lesquels sont plus difficiles à détruire que les modèles classiques. Depuis plusieurs mois, l’Ukraine cherche des solutions pour contrer ces drones, massivement employés par la Russie depuis l’été. Ces engins, qui ciblent notamment Kiev, sont plus rapides que les modèles traditionnels, ce qui complique leur interception par l’armée ukrainienne. L’ancien président américain Donald Trump a déclaré : « Ce qui fait monter le prix du carburant, ce n’est plus le détroit d’Ormuz, mais le mot "raffineries", car celles de Russie sont bombardées par l’Ukraine. » Trump a attribué la hausse des prix du carburant aux frappes ukrainiennes contre la Russie, plutôt qu’à la guerre qu’il avait lui-même lancée contre l’Iran. Il a également imputé les raffineries fermées en Californie à « ces démocrates stupides ». Ces propos s’inscrivaient dans une discussion plus large sur les prix de l’énergie à l’échelle mondiale et l’impact du conflit sur l’économie globale. Selon l’entreprise nationale des chemins de fer, au moins 5 800 trains ont été évacués en septembre en raison des menaces de frappes russes contre le réseau ferroviaire. La société a reconnu des « retards inévitables » pouvant durer de longues heures, tout en affirmant qu’elle serait « innovante pour relever ce défi ». Le système ferroviaire, essentiel au transport de marchandises et de personnes à travers l’Ukraine, voit sa vulnérabilité aux attaques imposer des ajustements logistiques majeurs pour maintenir son fonctionnement malgré le conflit en cours.