Zinédine Zidane, entraîneur de l’équipe de France de football, a déclaré lors d’une conférence de presse à Bruxelles le 27 septembre 2026 qu’il ne juge pas nécessaire que le football s’engage sur les questions climatiques. Il a toutefois exprimé sa préoccupation face aux catastrophes climatiques récentes ayant touché des régions comme la Kabylie, dans le nord de l’Algérie, ou Bordeaux, en France. Il espère la fin de tels événements et souhaite que l’équipe se concentre sur ses responsabilités footballistiques.
Les incendies en Kabylie, région d’origine du père de Zidane, s’inscrivaient dans une vague plus large ayant frappé plusieurs zones du nord de l’Algérie le 26 août, faisant 12 morts et de nombreux blessés. À Bordeaux, où Zidane a évolué entre 1992 et 1996, un important feu de forêt à Saumos a entraîné l’évacuation de 220 000 personnes et la destruction de 42 000 hectares de terrain. Ces événements s’inscrivent dans une tendance croissante de sécheresses et d’incendies plus fréquents et plus intenses en Méditerranée. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a identifié cette zone comme un « point chaud » du réchauffement climatique, indiquant une vulnérabilité particulière de la région aux effets du changement climatique.
Un rapport intitulé Décarboner le sport, publié par The Shift Project, souligne que les déplacements en avion pour les matchs internationaux constituent la principale source d’émissions dans le football. Le document propose d’adapter le calendrier sportif international et de réduire la dépendance au transport aérien pour limiter l’impact environnemental du sport. La Fédération française de football reconnaît que les déplacements représentent sa principale source d’émissions et admet que le changement climatique perturbe déjà les entraînements et les matchs, ce qui peut exposer les joueurs à des risques sanitaires.
Les propos de Zidane ont suscité des critiques, certains l’accusant de nier le changement climatique. Une tribune publiée par Reporterre a dénoncé sa position, estimant que, en ne s’attaquant pas à l’impact environnemental du football, il contribue à une « stagnation et un déni » menaçant la planète. La tribune relève également que l’expansion des compétitions organisées par la FIFA et l’UEFA alourdit l’empreinte carbone du sport.
Un rapport intitulé Des terrains en péril, publié par Football for Future et Common Goal, s’appuyant sur les projections du GIEC, a évalué les risques encourus par les stades de la Coupe du monde 2026. Il révèle que nombre d’entre eux sont déjà vulnérables face aux conditions météorologiques extrêmes. Le document met aussi en garde contre les risques futurs pesant sur les terrains de football amateur, comme le stade Léo-Lagrange à Bondy – où Kylian Mbappé a débuté sa carrière – menacé par les impacts climatiques à venir.
À l’inverse de la position de Zidane, Victor Wembanyama, joueur de basket-ball, a exprimé des remords quant à l’impact environnemental de ses nombreux déplacements en avion et a pris des mesures pour réduire son empreinte carbone. Ses actions reflètent une prise de conscience du rôle que le sport peut jouer, à la fois dans la contribution au changement climatique et dans sa lutte contre celui-ci.
Zidane sur le climat : Des catastrophes « hors de contrôle » et l'impact environnemental du football
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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