Turaco Gold veut détenir l'intégralité du projet aurifère Afema en Côte d'Ivoire, avec un plan de versement de 63,4 millions de dollars pour une participation de 20 % auprès de Sodim.
Turaco va acquérir la pleine propriété du projet aurifère d'Afema
Turaco Gold, une société minière australienne, a annoncé son intention de racheter la participation restante de 20 % dans le projet aurifère d'Afema, en Côte d'Ivoire, auprès de son partenaire Sodim. L'accord, annoncé le 27 octobre, ferait de Turaco le seul propriétaire du projet, à condition que la participation non contributive de 10 % de l'État soit maintenue.L'opération nécessite l'approbation des actionnaires et combine espèces et actions
Pour finaliser l'acquisition, Turaco versera 30 millions de dollars en espèces et proposera à Sodim des actions et des options sur actions d'une valeur d'environ 33,4 millions de dollars. Ce montant comprend 3 millions de dollars déjà versés pour une option d'achat valable trois mois, ainsi que 12,5 millions de dollars supplémentaires si une redevance sur la production future est rachetée. D'autres paiements pourraient être effectués si les ressources aurifères augmentent.Les réserves d'or d'Afema ont fortement progressé
Les ressources du projet aurifère d'Afema ont augmenté depuis l'entrée de Turaco dans le projet en 2024. Les estimations actuelles s'élèvent à 4,65 millions d'onces, soit près de 145 tonnes d'or, contre environ 2,5 millions d'onces en 2024. Une étude de pré-faisabilité datant de juin 2026 indique que le projet pourrait produire environ 200 000 onces d'or par an pendant plus de dix ans.Projets de construction et objectifs de production
La construction du projet nécessiterait un investissement initial de 410 millions de dollars. Turaco vise à achever une étude de faisabilité définitive d'ici la mi-2027, ce qui pourrait modifier ces chiffres. Une décision finale d'investissement est attendue ensuite, la société visant une première production d'or en 2029, sous réserve de l'obtention des fonds nécessaires.La participation non contributive de l'État pourrait évoluer avec les nouvelles lois
L'État détient actuellement une participation non contributive de 10 % dans le projet, conformément à la convention minière. Le permis d'exploitation du projet est valable jusqu'en 2033. Toutefois, le nouveau Code minier, actuellement en cours de révision, pourrait permettre à l'État d'augmenter sa part, soit en achetant directement des actions supplémentaires, soit par l'intermédiaire de la société publique SODEMI.Des évolutions similaires observées dans d'autres pays
Au Mali, une réforme minière adoptée en 2023 a conduit à la renégociation des conditions de certains projets autorisés sous l'ancienne législation. Cela laisse penser que les modifications du Code minier pourraient affecter les projets existants en Côte d'Ivoire et dans d'autres pays dotés de cadres juridiques similaires.