Un nouveau magazine intitulé Complorama vient de faire son apparition, se consacrant à l’étude des théories du complot et à la lutte contre la désinformation. Dirigé par Rudy Reichstadt, ce titre prend la forme d’une version imprimée du podcast Complorama, qui analyse depuis janvier 2021 les théories conspirationnistes et les fake news sur franceinfo. Le premier numéro, disponible en prévente sur Ulule, est un ouvrage de 164 pages sans publicité, garantissant ainsi son indépendance éditoriale. Il rassemble des contributions de journalistes, d’universitaires, de philosophes et d’écrivains, abordant des sujets comme les théories du complot visant les institutions judiciaires et leur influence sur la culture populaire. Le magazine est imprimé en quadrichromie, un procédé d’impression en quatre couleurs, et présente un format de 194 × 275 mm avec une reliure carrée. Son design cherche à marier l’esthétique d’une revue à celle d’un livre, offrant une expérience de lecture soignée. Le lancement coïncide avec une campagne de financement participatif sur Ulule, où les contributeurs peuvent précommander le numéro pour 19,50 €. L’équipe éditoriale s’appuie en partie sur les membres de Conspiracy Watch, un média qui décrypte les théories du complot depuis près de vingt ans. D’autres actualités marquent le monde de l’édition. Le groupe Firebrand a été racheté par Valsoft, propriétaire de plateformes comme NetGalley et Edelweiss. Un nouveau jeu de cartes, Mon Rituel et Moi, a également vu le jour, proposant une approche ludique du développement personnel. Parallèlement, le Brésil reste plongé dans une guerre des prix entre librairies et éditeurs, WMF Martins Fontes ayant retiré ses ouvrages d’Amazon. Aux États-Unis, les revenus de l’édition ont progressé de 14 % en juillet 2026, portés par les livres de poche, les ouvrages de divertissement et les livres audio numériques, tandis que les ventes de livres numériques ont reculé. En France, le Centre national du livre (CNL) risque de disparaître en tant qu’institution publique, ce qui suscite des appels à ce que les éditeurs prennent position. La mort de l’écrivain Jeffrey Archer a été annoncée, son dernier roman devant paraître le lendemain de son décès. En Russie, l’éditeur Individuum a fermé ses portes après onze ans d’activité, sous la pression de défis juridiques. Au Liban, une initiative vise à collecter 40 000 livres pour aider à la restauration des bibliothèques détruites par la guerre. En Allemagne, le ministre de la Culture est critiqué pour avoir exclu des librairies de gauche d’un prix institutionnel. Au Vietnam, un plan de numérisation de l’industrie du livre et de traitement des ouvrages comme propriété intellectuelle sur plusieurs formats a été adopté. À Saint-Pétersbourg, un forum met en lumière des livres d’artistes qui bousculent les formats traditionnels. Au Bangladesh, une librairie a été temporairement fermée pour avoir vendu un ouvrage non interdit. Au Brésil, une brigade policière a restitué 164 publications historiques volées à la Bibliothèque nationale. Au Pays de Galles, un ensemble de livres empruntés en 1910 a été rendu 116 ans plus tard. Aux États-Unis, une bibliothèque de Louisiane a organisé un « Rare Book Petting Zoo » pour permettre au public d’accéder à des collections spéciales. Enfin, en France, une nouvelle librairie anglophone, The Lamp-Post, doit ouvrir ses portes à Paris.