«Paradisier superbe», premier roman de Vincent Sarthou-Lajus, explore la vie d’un homme séparé, père de deux adolescents et sans emploi stable, qui cherche à comprendre ses désirs, ses croyances et ses amours à travers des séances chez un psychiatre. Le récit est marqué par l’image de l’oiseau de paradis superbe, un volatile rare dont le mâle s’expose pour séduire, miroir de la volonté du personnage à se mettre à nu. Le roman met en scène divers personnages en marge de la société, tous animés par un désir de vie, tout en interrogeant le sens même de l’existence. L’ouvrage est publié aux éditions Grasset & Fasquelle et paraîtra le 7 octobre 2026. Les cahiers d’une adolescente de 14 ans des années 1970, découverts par Martine Faustin en 2021, documentent son quotidien de pensionnaire à l’institution Saint-Paul de Thiviers, en Dordogne. Y sont consignées ses amitiés, ses premiers émois amoureux, ses colères et ses aspirations à la liberté. Ces écrits couvrent la période de 1974 à 1976. Dans «Monaco, l’histoire inconnue», Pierre Abramovici plonge dans l’histoire méconnue de la principauté, révélant cent cinquante ans de luttes de pouvoir, de guerres, d’occupations et d’épisodes troubles derrière l’image d’Épinal. «Keith Jarrett, Japan 1976», de Philippe Séclier, retrace le parcours musical des récitals en solo du pianiste américain au Japon en 1976, qui donneront naissance aux Sun Bear Concerts et à plusieurs heures d’improvisation. «Le Parfum des feuilles de thé», de Camille Monceaux, prolonge l’univers de «Le Secret des bonbons pamplemousse» en suivant Akane et Mayumi dans leur départ de Tokyo pour une plantation de thé au pied du mont Fuji. Les deux héroïnes y découvrent un nouveau rythme de vie centré sur le thé et les saisons. L’ouvrage est illustré par Virginie Blancher. «Le Trésor de l’hiver», de Gilles Baum et Csil, est un livre illustré destiné aux jeunes enfants. Animaux et objets s’animent à travers les pages, stimulant l’imagination par les formes, les matières et les associations. Il s’adresse aux tout-petits dès deux ans. «La Fête des miettes», de Fanny Sidney, est un album jeunesse où deux petites sœurs organisent une fête secrète en l’absence de leurs parents. Le texte est accompagné d’illustrations de Dorothée de Monfreid. «Esquisse d’une tueuse en série», de Hu Mu-ching, revisite une affaire criminelle taïwanaise impliquant Lin Yu-ju, condamnée à mort pour le meurtre de son mari, de sa mère et de sa belle-mère. L’autrice explore la complexité de son histoire à travers un entretien avec la condamnée dans le couloir de la mort. «Le Chœur ukrainien», de Coralie Grimand, donne la parole à des membres d’un chœur ukrainien confrontés à l’exil et à la guerre. À travers les récits de Svitlana, Valentyn, Tetyana et d’autres, l’autrice met en lumière les trajectoires, les mémoires et les blessures entrelacées. «Le Grand Mensonge et autres textes», de Goliarda Sapienza, rassemble des écrits théâtraux méconnus de l’autrice, dont trois pièces et un projet d’adaptation. Ces textes révèlent la modernité d’une écrivaine qui, bien avant «L’Art de la joie», interrogeait l’identité, le genre, la sexualité et la condition des femmes. «Le Mystère de Noël à Saint Mary Hill : Égypte», de Carine Pitocchi, entraîne l’équipe du village anglais dans une intrigue égyptienne où un futur marié disparaît sur le Nil, un tueur en cavale rôde et un trésor est caché. «Maman seule – Ma vie de mère parfaite», de Clotka, capture avec humour le quotidien d’une mère célibataire de deux enfants. À travers un journal dessiné, l’autrice dépeint les petites catastrophes et les grands moments de tendresse. «L’Absence ou la Chimère du pays de Morsan», de Tiphaine Raffier, met en scène une famille confrontée aux derniers jours d’un de ses membres dans un village en ruine. Entre maladie, non-dits et présence mystérieuse, l’espace se transforme en un lieu où les repères face à la mort vacillent. «La Glace», de Rébecca Déraspe et Yoakim Bélanger, raconte l’histoire d’une mère forcée de faire face à un traumatisme enfoui lorsque son fils est accusé d’agressions sexuelles. Ce drame révèle une violence qu’elle croyait avoir laissée derrière elle. «La Collectionneuse du cimetière du Montparnasse», d’Ernestine Garnier, transforme l’un des lieux de mémoire les plus célèbres de Paris en scène de mystère. Un pilleur de tombes s’attaque aux sépultures de personnalités disparues, poussant les morts à réagir. «Corinne Luchaire, ses rayons et ses ombres», de Cédric Meletta, revisite la carrière de cette figure oubliée du cinéma français, fille de Jean Luchaire, morte de tuberculose avant ses trente ans. «Voyage avec un âne dans les Cévennes», de Robert Louis Stevenson, est réédité dans une version illustrée. L’ouvrage retrace le périple de douze jours que l’auteur effectua en 1878 dans les Cévennes, accompagné de son ânesse Modestine. «La Fille des corbeaux», de Mark Lawrence, inaugure une nouvelle saga de dark fantasy. Elle forme de jeunes filles à devenir des « justicières » avant qu’elles ne découvrent le prix à payer pour la justice. «L’Art de boire le thé avec les crocodiles», de Sarah Marquis, relate ses expéditions aux quatre coins du monde, qu’elle transforme en un guide dédié à la connaissance de soi. «Demba», de Daniel Picouly, plonge le lecteur dans Marseille en 1906, où une ancienne « Amazone » survit à la guerre contre les troupes françaises. Elle affronte l’esclavage, les exhibitions dans les zoos humains et les fantômes d’un passé qui la rattrape sans cesse. «La Chute d’Eddie Blanket», de Melissa Lucashenko, tisse deux récits séparés par cinq générations. L’autrice y explore la mémoire familiale, la colonisation et les luttes contemporaines. «À la table des écrivains», du Parlement des écrivains francophones, mêle recettes et récits intimes. Chaque plat devient le point de départ d’un souvenir, d’un héritage ou d’une rencontre. «Grand-Guignol», d’Anacharsis, poursuit son exploration de la littérature populaire et de genre, tandis que «Krimi», de Vincent Platini, propose une anthologie de fictions policières sous le Troisième Reich. «Les Sables de Dune», de Brian Herbert et Kevin J. Anderson, prolonge l’univers de Dune à travers quatre nouvelles inédites, explorant les zones les plus sombres de la saga. «Démêler le vrai du faux sur le Moyen Âge», de Guilhem Jean, s’attaque à quarante clichés sur cette période historique, visant à corriger les idées reçues les plus répandues. «Ma vie entière», de Mistinguett, réédité avec un appareil critique par Bruno Fuligni, retrace son parcours, de la banlieue parisienne à la gloire. «L’Argile et le Feu», d’Ian Manook, explore l’histoire de deux familles en Picardie au tournant du XXe siècle. Entre haine et amour, ces clans de glaisiers – l’un issu de la petite noblesse, l’autre anarchiste et communiste – se déchirent. «Les Ricochets dans les eaux troubles», de Cécile Cabanac, est un roman policier sombre centré sur une enquête déclenchée par la découverte de restes humains dans un canal près de Lille. Trois enquêteurs traquent un tueur en série. «Merci pour votre coopération», première pièce de Lola Lafon, réunit quatre amis dans un aéroport où un incident fait exploser leur groupe. La pièce interroge les mots, le dialogue et les interactions sociales. «Les Douze Césars», de Delphine Jouenne, compare douze dirigeants contemporains à douze figures du pouvoir romain. L’autrice y analyse les mécanismes du pouvoir et la fascination pour l’autorité. «Son Altesse royale l’espionne», de Rhys Bowen, envoie Georgie à Sandringham pour Noël. Une visite royale se transforme en enquête pour meurtre. «Les Mille Morts d’Una l’Éternelle», d’Alix E. Harrow, imagine une héroïne devenue légende nationale, dont l’histoire officielle ne correspond pas à la réalité. Le roman mêle voyage dans le temps, mémoire et récit historique. «Et soudain, la nuit», de Titiou Lecoq, se déroule à Gabarny, où une série de tombes vandalisées réveille le souvenir d’un monstre nécrophage. Les habitants sombrent dans la peur. «Gabin de A à Z», de Mathias Moncorgé et Patrick Glâtre, propose un portrait alphabétique de Jean Gabin, l’une des grandes figures du cinéma français. «L’Amour est beau», de Carl Pierrecq, revisite l’histoire de l’esclavage à travers une nouvelle en vers libres. L’autrice y suit le destin d’une sage-femme du village de Kayang, témoin de la chute de sa communauté dans l’esclavage. «Bellevilles», de Samih Amar Tran, construit un livre comme une promenade à travers six voix. L’auteur explore le quartier de Belleville à travers les récits d’Alma, Landrot, Marie, Omar, Jim et Romy. «Alien Clay», d’Adrian Tchaikovsky, s’ouvre sur un narrateur réveillé après trente ans de sommeil interstellaire. Il atterrit sur une planète pénitentiaire où la science devient une arme de libération. «Si le vin ne vous rend pas brillant, essayez une autre bouteille», de Christophe Esnault, transforme l’ivresse en poésie. L’auteur passe de la bouteille aux réflexions sur les amis, les femmes aimées, le père vieillissant, les écrivains, les chansons et les morts. «La Pleureuse», de Camilla Läckberg, s’ouvre sur une jeune fille en proie à une perte de contrôle. Ce prologue annonce une intrigue mystérieuse à Fjällbacka, qui attendait d’être résolue depuis trente ans. «Maboule», de Maboule, est une trobairitz qui collecte rumeurs, regards et soupirs pour en faire des histoires. Elle voyage de ville en village, échangeant des fables contre des repas ou des lits. «Compagnons indociles», d’Abdeljalil Lahjomri, est une autobiographie de lecteur. L’auteur y explore le lien entre les livres et leurs lecteurs, soulignant comment les ouvrages résistent, irritent, déçoivent et obligent à relire. «Chat Larme», d’Hélène Cixous, naît d’une contradiction : vouloir retenir ce qui s’efface tout en sachant que l’écriture ne ressuscite pas. L’autrice y explore la mémoire à travers des carnets, des photographies, des rêves, des voix et des animaux aimés. «Le Cœur de l’enfant», de Laure de Rivières, plonge dans le vertige d’un enfant placé et d’une famille blanche. Le récit, qui change de voix et ouvre des dossiers, des souvenirs et des versions, explore cette relation complexe. «Checkpoint Chine», de Diego, suit un journaliste sur le point de quitter la Chine, un fixeur qui appelle au sujet d’une personne disparue, et un train en partance vers l’ouest. L’enquête porte sur une affaire sensible. Kuschko, Maâyana, Sawannah, Nashree, Karadjian, Djessica et Solongo sont sept individus aux missions précises pour redonner vie à l’humanité. Pourtant, rien ne se passe comme prévu. «L’Art de la sieste», de Thierry Paquot, explore l’histoire et la phénoménologie de la sieste de sixième heure. Ce livre apparaît en août, à l’heure où les éditeurs se préparent au retour des livres. «L’Odyssée tragique de MC Ruby», de Philippe Broussard, relate le reportage d’un groupe de migrants africains jetés par-dessus bord par l’équipage d’un cargo au large du Portugal. «Le Commandant du fleuve», de Yabar, est un roman qui demande patience et écoute pour en saisir l’histoire. L’intrigue se déroule à Rome, en Somalie et dans le silence. «Un beau marché ? Non, une grande cause !», de Jean-Pierre Spitzer, interroge les limites du droit au nom de l’intérêt supérieur de la Nation. L’auteur y démontre que le droit prime sur tout. L’adaptation par Leïla Slimani du « Resurrection » de Tolstoï confronte le présent au passé. L’autrice transforme Nekhlioudov en un écrivain reconnu, protégé par l’admiration publique autant que critiqué. Dans un article, Hortense Miginiac évoque «Les Hauts Plateaux de Paul Gadenne», roman posthume publié en 1973, et son importance dans l’histoire littéraire. «L’Ordre médical», de Jean Clavreul, questionne la médecine en tant que discours, ses liens avec le savoir, le désir, la maladie et la relation entre médecin et patient. Un psychanalyste revisite cet ouvrage. Booksletter présente cinq livres offrant des perspectives variées sur le monde : les souvenirs de guerre d’Arturo Pérez-Reverte, l’érosion de la lecture à l’ère du smartphone, le retour de Francis Fukuyama sur « La Fin de l’histoire », les habitants précaires de la baie de San Francisco et le gothique écologique de Giovanna Rivero. «Alaska», d’Émilien Borie, explore la cancel culture, le chamanisme du gel et le vélo d’appartement. Le récit suit un homme dont la vie se désagrège après le départ de sa femme. «Écrivains en prise», de Michel Winock, analyse le rôle des écrivains dans le débat public, de la Révolution française aux années Sartre. «L’Homme d’en dessous», de Paul Leroux, est un récit écrit depuis une cellule. Il raconte le meurtre de voisins et la contamination des mémoires. Le roman graphique Home Sick Pilots transforme une maison hantée en machine de guerre punk. L’histoire suit un groupe de lycéens formant un groupe de punk en 1994. «Le Hold-up du siècle», de Sarah Knafo, continue de bien se vendre, avec 43 038 exemplaires écoulés à la troisième semaine. Un récit détaillé suit le parcours d’une jeune femme déterminée à devenir actrice en Russie, malgré le contexte politique, et son choix d’intégrer l’école de théâtre d’État de Moscou. «On nous prend pour des cons», de Jean Gabin, explore la vie de l’acteur au-delà du mythe, en se concentrant sur sa vie personnelle et ses relations. «L’Échelle de Judith», de Galien Sarde, s’ouvre sur une conscience qui raconte sa propre extinction. Ce prologue donne le ton à un récit où le calme apparent cache une course contre la montre. «L’Argile et le Feu», d’Ian Manook, explore la matière de l’argile et sa transformation à travers les générations. L’auteur y met en lumière ce qui s’érode et ce qui persiste.