Marine Le Pen promet six mois d'aide à l'Ukraine si elle est élue présidente de la France, invoquant des contraintes financières. Trump appelle l'Ukraine à nommer un nouveau dirigeant.
Le Pen détaille son plan d'aide à l'Ukraine
Marine Le Pen, candidate à la présidentielle française pour le Rassemblement national, a déclaré mercredi 14 octobre qu'elle maintiendrait l'aide financière à l'Ukraine pendant six mois si elle était élue présidente en 2027, mais qu'elle mettrait fin à ce soutien au-delà de cette période, en raison des contraintes financières de la France.Rencontre avec des alliés européens
Elle a fait ces déclarations lors d'une réunion à Bruxelles avec ses alliés européens du groupe des Patriotes, sur la chaîne de télévision flamande VRT News. Le groupe des Patriotes est une alliance politique de partis de droite à travers l'Europe, dont le Rassemblement national de Marine Le Pen en France.Raison de la limite de six mois
Marine Le Pen a expliqué que la période d'aide de six mois visait à éviter de placer l'Ukraine dans une situation difficile, mais qu'au-delà, la France ne pourrait plus se permettre ce soutien financier. Elle a souligné que cette décision reposait sur la situation économique actuelle du pays.La situation financière de la France
Elle a défendu sa position en affirmant que la France est au bord du défaut sur sa dette publique et qu'il serait honnête d'informer le président ukrainien Volodymyr Zelensky de cette limite financière. Marine Le Pen a estimé que la France ne peut pas soutenir des engagements financiers à long terme sans risquer sa propre stabilité.Un autre soutien suggéré
Elle a suggéré que l'Ukraine pourrait chercher un soutien auprès d'autres pays de l'Union européenne dont la situation financière est meilleure, sans toutefois préciser lesquels. Cette recommandation traduit sa conviction que la France ne peut pas supporter seule le poids d'une aide financière prolongée à l'Ukraine.Les propos de Trump sur l'Ukraine
Par ailleurs, le président américain Donald Trump a annoncé un revirement en déclarant avoir conclu un accord avec la Russie pour l'achat de diesel, et il a appelé les Ukrainiens à « nommer un nouveau dirigeant ». Ses déclarations ont suscité les critiques de responsables américains et ukrainiens, qui les ont jugées inappropriées et trompeuses.