Nouvelle adaptation cinématographique de Le Fantôme de l'Opéra

Une nouvelle adaptation cinématographique de Le Fantôme de l'Opéra, tirée du roman de Gaston Leroux paru en 1910 et actualisée par Alexandre Castagnetti, a suscité des réactions contrastées.

Accueil du film et choix du réalisateur

Le film, qui suit Anastasia, une jeune danseuse étoile roumaine de l'Opéra de Paris, et le compositeur fantôme qui hante les lieux, a été décrit comme l'une des adaptations les plus superflues de ce récit classique. Le réalisateur, Alexandre Castagnetti, qui a déjà signé six films, a été critiqué pour ses choix dans cette production.

La musique et son intégration

La musique, composée par Dan Levy, connu pour son travail avec The Do et pour la bande originale primée d'un César pour Prodigieuses et J'ai perdu mon corps, aurait été fortement remaniée et ne se serait déployée pleinement que lors de la séquence de ballet finale. Les critiques ont relevé que les éléments musicaux, notamment les références à des artistes comme Daft Punk, Billie Eilish et Tchaïkovski, ne s'intégraient pas harmonieusement au récit du film.

Le rôle de l'actrice et la profondeur émotionnelle du film

L'actrice principale, Deva Cassel, est soumise à des épreuves physiques et émotionnelles intenses dans son rôle, notamment des traitements sado-masochistes infligés par sa chorégraphe et les moqueries du Fantôme, interprété par Julien de Saint-Jean. Le film a été critiqué pour son manque de profondeur émotionnelle et pour avoir réduit son héroïne à une figure d'influenceuse, ce que certains spectateurs trouvent peu séduisant.

Chorégraphie et mise en scène

La chorégraphie, signée Marion Motin, a été qualifiée de datée et dépourvue de direction, la séquence de ballet finale étant critiquée pour son invraisemblance et son manque de cohérence. La mise en scène a également été remise en question, certains la comparant à un clip vidéo plutôt qu'à un film traditionnel, en soulignant le recours à des plans courts et à des effets de surprise trop répétés.

Cadre et accueil général

Le cadre du film, le véritable Palais Garnier, a été salué comme un atout unique, le réalisateur allant jusqu'à le rebaptiser « Moulin Garnier ». Malgré cela, le film a été critiqué pour son manque d'originalité et pour son incapacité à offrir un récit captivant. Certains l'ont comparé à d'autres adaptations, comme Le Fantôme de l'Opéra (2004) de Joel Schumacher, mais en lui étant jugé inférieur. L'accueil du film est mitigé : certains spectateurs le jugent décevant, tandis que d'autres relèvent ses aspects singuliers.