L’écrivain, essayiste et critique d’art Guy Scarpetta est décédé. Il s’est éteint le 28 septembre 2026 à Paris à l’âge de 79 ans, selon les éditions Tristram. Né le 27 décembre 1946 à Châteauroux, Scarpetta a marqué les milieux intellectuels français, notamment à travers les revues Tel Quel, Art Press et La Règle du jeu. Son travail s’est concentré sur les croisements entre littérature, théâtre, musique et arts visuels.
Scarpetta était romancier, essayiste, critique et enseignant, notamment à l’université de Reims. Il est devenu une voix influente dans les débats intellectuels et artistiques français à partir des années 1970. En tant que collaborateur de Tel Quel, une revue littéraire fondée par Philippe Sollers, et en tant que participant à Art Press, un magazine lancé en 1972, il a joué un rôle clé dans son développement pendant deux décennies. De 1990 à 1996, il a été le premier directeur de la rédaction de La Règle du jeu, une revue fondée par Bernard-Henri Lévy. Il a également contribué au Monde diplomatique, un journal français d’affaires internationales et de politique.
Parmi ses premiers ouvrages figurent Brecht ou le Soldat mort (Grasset, 1979), qui examine l’influence du dramaturge allemand Bertolt Brecht sur le théâtre moderne. Il a ensuite publié Ode au cosmopolitisme (1981), suivi de L’Impureté (1985) et L’Artifice (1989). Dans L’Impureté, il plaidait pour un processus créatif affranchi des frontières artistiques traditionnelles, s’appuyant sur les œuvres de figures comme Samuel Beckett, Milan Kundera et Jean-Luc Godard. L’Artifice approfondissait quant à lui le regain des styles baroques dans l’art contemporain.
Scarpetta s’est passionné pour le théâtre expérimental, notamment les travaux de l’artiste polonais Tadeusz Kantor et du réalisateur américain Richard Foreman. Il a publié Kantor dans le présent (Actes Sud, 2000), un recueil d’écrits et d’entretiens inspirés par Kantor. Il a également contribué à Raoul Ruiz, le Magicien (Les Impressions nouvelles, 2015), une œuvre collective sur le cinéaste franco-chilien Raoul Ruiz. Sa carrière littéraire inclut des titres comme Italie (Grasset, 1982) et La Suite lyrique (1992), inspiré par la composition musicale d’Alban Berg. Il a reçu le prix Louis-Barthou de l’Académie française en 1993 pour ce roman. Ses œuvres ultérieures, comme L’Île (Grasset, 1996) et La Guimard (Gallimard, 2008), ont exploré des thèmes historiques et personnels. Son dernier roman, Guido (Gallimard, 2014), retraçait la vie de son grand-père italien pendant la Seconde Guerre mondiale.
Scarpetta a également joué un rôle clé dans la préservation de l’héritage de Sophie Podolski, poétesse et artiste belge morte à 21 ans. Il a défendu son œuvre dans les années 1970, et son poème Le Pays où tout est permis a été republié dans Luna Park. Son attachement aux artistes qui défiaient les catégories traditionnelles reflétait ses intérêts intellectuels plus larges. La Règle du jeu a republié son essai « Du nationalisme », dans lequel il défendait les échanges culturels et le cosmopolitisme face aux identités nationales rigides. Les éditions Tristram ont évoqué une anecdote personnelle sur la visite de Scarpetta à leurs bureaux, où il avait énuméré avec humour les compositeurs français dont les noms contenaient à la fois un B et un Z, concluant par un malicieux « Debuzzy ». Elles ont également souligné l’une de ses maximes les plus marquantes : « Il n’y a pas de progrès dans l’art, mais il y a des régressions. »
Guy Scarpetta, intellectuel et critique d'art français, s'éteint à 79 ans
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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