Nouvelle phase de mobilisation des Gilets jaunes

Le mouvement des Gilets jaunes, qui a donné lieu samedi dernier à des manifestations chaotiques contre le coût de la vie en France, a annoncé lundi une nouvelle phase de mobilisation baptisée « Acte II », avec des actions prévues les samedis 24 et 31 octobre. Le site de coordination du mouvement, 17octobregiletjaune.net, affiche une carte sur laquelle plusieurs dizaines d'actions sont déjà programmées pour le 24 octobre.

Focus sur le 5 novembre et les revendications syndicales

Selon Benjamin Ball, rédacteur du site, l'appel à « l'Acte II » suscite une forte dynamique, et le mouvement entend poursuivre sur cette lancée en se concentrant sur le 5 novembre. Cette date est marquée par un appel intersyndical des grandes organisations syndicales françaises, dont la CFDT, la CGT, FO, l'Unsa et la FSU, à des grèves et à des manifestations sur les salaires, les services publics, l'emploi et l'industrie.

Critiques du discours de Macron et demande de rencontre

La coordination du mouvement a qualifié de « vide » le discours télévisé du président Emmanuel Macron, dimanche soir, et a demandé à être reçue par le chef de l'État à l'Élysée. Elle souhaite que des représentants des différents secteurs mobilisés soient reçus, et réclame toujours la démission d'Emmanuel Macron, tout en critiquant l'orientation budgétaire du gouvernement, le coût de la vie et la gestion des manifestations du 17 octobre par les forces de l'ordre.

Manifestations prévues à Lyon et tactiques policières

À Lyon, quatre manifestations sont prévues le 24 octobre, la plus importante place Bellecour à 14 heures. Des rassemblements similaires sont programmés dans le 6e arrondissement de Lyon ainsi qu'à Vénissieux. Le mouvement dénonce également l'usage de balles en caoutchouc et de grenades lacrymogènes par la police, et s'oppose à la possibilité, évoquée par Emmanuel Macron après les violences du 17 octobre, d'interdire certains rassemblements. Il refuse de condamner les dégradations commises par des manifestants, préférant mettre l'accent sur ce qu'il décrit comme une violence institutionnelle et sociale.

Difficultés à maintenir la mobilisation et la participation

Le mouvement peine à maintenir l'attention sur la question du coût de la vie, les actes de vandalisme commis lors des précédentes manifestations ayant souvent éclipsé le message central. La mobilisation du 24 octobre se déroulera pendant les vacances de la Toussaint, et l'absence des lycéens, qui ont joué un rôle clé dans le mouvement depuis septembre, pourrait peser sur la participation. Les organisateurs espèrent maintenir la pression sur le gouvernement et continuer à mobiliser différents pans de la population, dont les retraités, les salariés et les militants écologistes.