Le gouvernement allemand a relevé sa prévision de croissance du PIB pour 2026 de 0,8 point de pourcentage, portant le taux de croissance attendu à 1,3 %. Cette révision intervient alors que l’économie a affiché une performance « plus résiliente que prévu », malgré le conflit persistant au Moyen-Orient. Cette nouvelle projection rejoint les anticipations des principaux instituts de recherche économique allemands, qui avaient exprimé des attentes similaires il y a seulement deux semaines. Cette croissance pourrait être une bonne nouvelle pour le chancelier conservateur Friedrich Merz, dont le gouvernement fait actuellement face à des tensions internes et à un déclin de sa popularité.
Selon le ministère de l’Économie, l’économie allemande est sur une trajectoire de croissance, le commerce extérieur étant le principal moteur attendu. Une « évolution exceptionnelle » au deuxième trimestre de l’année s’est produite malgré le choc énergétique causé par la guerre au Moyen-Orient. Cela s’explique en partie par le réapprovisionnement en biens énergivores produits en Allemagne. Par ailleurs, les importants investissements publics dans la défense et les infrastructures contribuent positivement aux perspectives économiques.
Cependant, la consommation privée devrait rester relativement faible, avec une croissance de seulement 0,3 % en 2026, contre 1,3 % l’année précédente. Cette situation s’explique par les prix élevés de l’énergie et les habitudes d’épargne marquées des consommateurs allemands. L’inflation en Allemagne a atteint 3,3 % en septembre, le niveau le plus élevé depuis près de trois ans. Le ministère de l’Économie a averti que des facteurs comme les incertitudes géopolitiques, la faible utilisation des capacités industrielles et la hausse des coûts des matières premières et du financement pourraient freiner la croissance des investissements privés.
Pour les années 2027 et 2028, l’Allemagne table sur une croissance du PIB de 1,1 % et 0,6 %, respectivement. Ces prévisions à moyen terme dépendent largement des conflits en cours au Moyen-Orient et en Ukraine. Fin septembre, les principaux instituts économiques allemands avaient conseillé au gouvernement de ne pas tarder à ajuster son agenda de réformes, malgré les récentes défaites aux élections locales subies par le parti conservateur du chancelier Merz. Si des signes de reprise économique se dessinent, les économistes restent préoccupés par des problèmes structurels à long terme, comme les prix élevés de l’énergie, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et les défis liés au vieillissement de la population.
L'Allemagne relève ses prévisions de croissance pour 2026 malgré des défis structurels persistants
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷BFMTV
- 🇫🇷20 Minutes



