Une expédition récente en Antarctique a révélé un monde sous-marin foisonnant en zone mésophotique, à la biodiversité extraordinaire, dont l'étoile à 50 bras Labidiaster annulatus.
Une biodiversité inhabituelle découverte dans les eaux antarctiques
Une récente expédition de plongée en Antarctique a mis au jour un monde sous-marin extraordinaire, révélant une riche biodiversité dans la zone mésophotique, c'est-à-dire la zone située entre la surface et les abysses, généralement entre 30 et 200 mètres de profondeur. Cette région, moins explorée que les zones moins profondes ou plus profondes, abrite une variété inattendue de vie marine dans l'un des environnements les plus extrêmes de la planète.Des plongeurs confrontés à des conditions extrêmes
L'expédition, menée pendant l'été austral 2025-2026 en collaboration avec le CNRS, a comporté des plongées profondes dans des eaux dont la température atteignait -1 °C, les plongeurs restant immergés jusqu'à trois heures. L'équipe a prélevé des échantillons et documenté des espèces telles que des gorgones, des « poissons des glaces » et l'impressionnante étoile de mer Labidiaster annulatus, qui peut compter jusqu'à cinquante bras.Les capacités de chasse de l'étoile de mer
Cette étoile de mer est un prédateur redoutable, capable de capturer du krill, des amphipodes et de petits poissons à l'aide de minuscules structures préhensiles appelées pédicellaires. Les plongeurs ont décrit le milieu sous-marin comme presque irréel, avec des couleurs éclatantes et une diversité d'espèces qui semblait sortie du film Avatar.Une vie marine diversifiée
Parmi les espèces observées figuraient des formes d'un jaune vif de [SCIENTIFIC NAME], d'énormes nudibranches, de délicates méduses et des éponges d'un orange éclatant. L'équipe a également signalé la présence d'un minuscule crustacé, peut-être Antarcturus sp., qui se fond dans l'épifaune des gorgones et devient presque invisible.Un livre retrace l'expédition
Les résultats de l'expédition sont détaillés dans l'ouvrage Une expédition à la recherche des forêts animales marines, écrit par Emmanuelle Périé-Bardout et Ghislain Bardout, avec des photographies de Franck Gazzola et une préface de Camille Etienne. Le livre retrace les mois de préparation, les difficultés de la traversée du passage de Drake, l'engagement lors de plongées extrêmes allant jusqu'à 130 mètres, ainsi que les découvertes scientifiques réalisées au cours de l'expédition.Un regard environnemental et scientifique
Il aborde également les enjeux de la préservation de l'environnement ainsi que les dimensions humaine et scientifique de cette exploration unique, offrant un regard complet sur les défis et les merveilles du monde sous-marin antarctique.