Le Gabon remanie son gouvernement

Le Gabon a procédé à un remaniement ministériel le dimanche 11 octobre, qui comprend la nomination de huit nouvelles personnalités et une réorganisation de plusieurs portefeuilles ministériels. La nouvelle équipe exécutive compte 32 membres, selon la composition du gouvernement.

De nouvelles nominations à des postes clés

Parmi les nouveaux venus figure Olivier Mouckocko, nommé à l'Accès universel à l'eau et à l'énergie. Lambert Mouvinde Millot prend la tête du ministère des Travaux publics et de la Construction, tandis qu'Emmanuel Eyeghe Nze est nommé au Commerce, à l'Industrie et à la Transformation, avec les fonctions de porte-parole du gouvernement.

Liens familiaux et nouveaux visages

Raïssa Nana, épouse de Ghogho, est nommée au portefeuille des Affaires sociales, de la Famille et de la Protection de l'enfance. L'exécutif accueille également Georges Christian Waza au ministère de la Pêche, de la Mer et de l'Économie bleue, Axel Jesson Ayenoue au Tourisme durable et à l'Artisanat, ainsi que Stephen Olouna Mouba à l'Environnement et au Climat.

Départs et réaffectations

Le remaniement entraîne le départ de cinq ministres, dont Camelia Ntoutoume Leclercq, qui quitte le ministère de l'Éducation nationale. Elle est remplacée par Jacqueline Ilogue Bignoumba. La nouvelle composition comprend également une redistribution des compétences ministérielles.

Changements de portefeuilles et stabilité

Le Commerce et l'Industrie sont désormais regroupés en un seul département, tandis que l'Environnement et le Climat sont séparés des Eaux et Forêts. Les PME et l'Entrepreneuriat, en revanche, disposent d'un portefeuille autonome. Par ailleurs, plusieurs responsables chargés des principaux secteurs économiques et sociaux conservent leurs postes, notamment ceux de l'Économie et des Finances, du Pétrole, des Mines, de la Santé, des Affaires étrangères et de l'Agriculture.

Les défis qui attendent le gouvernement

Cette nouvelle équipe prend ses fonctions dans un contexte marqué par les contraintes de financement de l'action publique et la nécessité de diversifier l'économie. Dans son projet de budget pour 2026, le gouvernement a réduit le budget de l'État à 5 495,2 milliards de francs CFA, soit une baisse de 862,9 milliards par rapport aux prévisions initiales.

Dépendance économique et déficits d'accès

Les crédits d'investissement public ont également été réduits. Malgré une croissance attendue de 4 % en 2026, le pays demeure fortement dépendant des recettes pétrolières et poursuit les discussions avec le FMI afin de consolider ses finances publiques, d'améliorer son climat des affaires et de soutenir une croissance plus inclusive. Les besoins restent importants en matière d'accès aux services essentiels.

Disparités d'accès à l'eau et à l'électricité

Selon les données publiées par la Banque mondiale en février 2026, 90 % de la population urbaine avait accès aux services de base en eau, contre 55 % dans les zones rurales. Pour l'électricité, les taux d'accès étaient respectivement de 94 % et de 29 %.