Jean-Michel Blanquer défend Parcoursup, la plateforme controversée d'admission dans l'enseignement supérieur en France, face aux critiques des lycées.
Le rôle de Jean-Michel Blanquer dans la réforme de l’éducation
Jean-Michel Blanquer, devenu ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse en mai 2017 et qui dirige actuellement l’association Terra Academia, a joué un rôle central dans la réforme du baccalauréat général et technologique en France. Il a également lancé la plateforme Parcoursup, qui est depuis devenue un sujet de vive controverse dans les lycées.Critiques de la plateforme Parcoursup
Les lycées français ont vivement critiqué la plateforme Parcoursup, utilisée pour gérer les candidatures des élèves dans l’enseignement supérieur. Le système a suscité des plaintes de la part d’enseignants, qui estiment qu’il a créé de nouvelles difficultés pour les élèves et les parents lors de la procédure d’admission dans l’enseignement supérieur.Blanquer défend Parcoursup et appelle à un débat raisonné
Dans un entretien accordé à Sud Radio, Blanquer a défendu Parcoursup et invité ses détracteurs à engager des discussions « raisonnables et rationnelles » sur ses insuffisances. Il leur a demandé de dire « dans quel pays il y a quelque chose qui serait le meilleur à imiter » et a insisté sur l’importance des comparaisons internationales pour évaluer les alternatives.Blanquer reconnaît les inquiétudes mais relie le stress à des enjeux plus larges
Il a reconnu les inquiétudes liées au stress et au désarroi des parents et des élèves, mais a soutenu que l’angoisse face à l’avenir n’était pas directement causée par Parcoursup. Il a suggéré que la suppression de la plateforme ne résoudrait pas le problème de fond, à savoir où les élèves s’inscriraient pour poursuivre leurs études supérieures.Les réformes incluent un soutien accru aux élèves
Blanquer a indiqué que les réformes avaient notamment prévu l’ajout d’un second professeur principal en terminale, chargé d’accompagner les élèves en matière d’information et d’orientation. Cette mesure vise à offrir un soutien supplémentaire aux élèves lorsqu’ils prennent des décisions importantes pour leur avenir.Parcoursup a été mis en place pour corriger les failles de l’ancien système
Blanquer a rappelé qu’avant Parcoursup, il existait un système appelé APB (Admission Post-Bac), qui présentait lui aussi des défauts, notamment des cas où des élèves dont les baccalauréats étaient moins pertinents avaient été admis à la place de candidats plus qualifiés. Parcoursup a été instauré pour mieux aligner les attentes des élèves sur l’offre de l’enseignement supérieur.